Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le président de l'International Rugby Board (IRB), Syd Millar, a fait part lundi de son indignation à la suite de la décision des clubs français et anglais de boycotter la Coupe d'Europe (ERC).
"La décision des clubs français et anglais de ne pas participer à la Coupe d'Europe a été qualifiée de regrettable, malheureuse et honteuse", a déclaré Millar. "C'est bien plus que cela. Il est absolument pitoyable et égoïste de détruire un tournoi devenu un rendez-vous annuel attendu par tous, qui connaît un fort succès et est vital pour la santé du rugby européen. Ce retrait aura de sérieuses conséquences pour le rugby mondial."
Millar a également estimé que la responsabilité du boycott revenait au président de la Ligue nationale de rugby (LNR), Serge Blanco.
"Contrairement à ce qui a été avancé, cette décision n'est pas destinée à alléger le calendrier français", a affirmé Millar. "Il est certes difficile pour le supporter ordinaire de comprendre pourquoi Serge Blanco a décidé de retirer les clubs français. (...) J'ai toujours éprouvé le plus grand respect pour Serge Blanco, le joueur et l'homme. Mais dans ce cas précis je ne peux que croire qu'il a été très mal conseillé ou qu'il fait preuve de naïveté et s'est laissé manipuler par certains en Angleterre non seulement pour déstabiliser l'ERC mais aussi pour soutenir une remise en cause de la façon dont le rugby professionnel est géré par les Fédérations nationales et par l'International Rugby Board.
A l'occasion de la renégociation des accords de Paris datant de 1999 et concernant l'organisation des coupes d'Europe, il avait été prévu que les Fédérations française et anglaise cèdent à leurs clubs la moitié de leurs actions dans l'ERC. Cette rétrocession aurait apporté aux ligues anglaise et française des garanties quant à l'avenir des clubs.
Or, si la FFR était prête à tenir sa parole, la RFU (NDLR: la fédération anglaise) aurait souhaité revenir dessus. "La RFU se refuse à lâcher le moindre pourcentage à ses clubs", a commenté Blanco la semaine dernière.
Au-delà de l'aspect financier, les clubs français et anglais redoutent que derrière cette position, se cache la volonté de la RFU d'imposer un système de franchises ou provinces, propriétés de la fédération comme c'est déjà le cas dans les pays celtes et dans l'hémisphère Sud. Un tel système condamnerait les clubs professionnels tels qu'ils existent actuellement.
"L'IRB tente de trouver une solution et il est encore temps pour cela de se réunir autour d'une table pour trouver une issue", a ajouté Millar. "C'est la raison pour laquelle l'IRB organisera une réunion à la fin de la semaine avec les représentants des Fédérations faisant partie de l'ERC afin de déterminer précisément quelles actions doivent être conduites pour assurer l'avenir de la Coupe d'Europe." AP
petr/com
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|