Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
La XIIe édition des championnats du monde de Melbourne figurera sans nul doute en bonne place dans l'album photo de l'équipe de France. En Australie, les Bleus ont décroché sept médailles: six en natation course et une en natation synchronisée.
C'est l'équipe de France de natation course qui a joué le rôle de locomotive. Dans l'hémisphère sud, les nageurs tricolores ont amélioré leur record de trophées glanés dans un championnat du monde.
En 2005, à Montréal, les Bleus s'étaient hissés sur quatre podiums mondiaux. Laure Manaudou avait conquis l'or du 400m nage libre, Solenne Figues l'or du 200m nage libre, Malia Metella l'argent du 100m nage libre et Hugues Duboscq le bronze sur 100m brasse.
En Australie, en dépit d'un fort décalage horaire et de championnats précoces dans la saison, les Français ont empoché six récompenses internationales. Manaudou est évidemment la reine de la compétition avec quatre médailles individuelles au compteur: l'or sur 200m et 400m nage libre et l'argent des 100m dos et 800m nage libre. La FINA ne s'y est d'ailleurs pas trompée en lui décernant le prix de la meilleure nageuse des championnats. On notera également les médailles de bronze des relais 4x100m nage libre masculin et 4x200m nage libre féminin.
Outre les médailles, de nombreuses références chronométriques ont également été améliorées dans la cité australienne. Laure Manaudou s'est ainsi emparée du record du monde du 200m nage libre en 1:55.52. La sportive préférée des Français a également rafraîchi les marques européennes des 100m dos (59.87) et 800m nage libre (8:18.80). A l'échelon national, quinze records de France sont passés de vie à trépas.
Avec une seule référence améliorée sur 4x100m nage libre, les garçons se sont montrés moins gourmands. A l'inverse des filles, qui ont battu les chronos des 100m brasse, 100m dos, 200m nage libre, 50m papillon, 200m papillon, 200m dos, 800m nage libre et 4x200m nage libre. Enfin, on retiendra que les Français ont participé à seize finales mondiales.
Des finales, les nageuses synchronisées de l'équipe de France en ont vécu. A commencer par la double championne du monde Virginie Dedieu, sortie de sa retraite en novembre 2005, qui a coiffé sur l'île continent une troisième couronne historique dans l'épreuve du solo libre (99,500 points).
Tous les autres engagements tricolores en natation synchronisée, à l'exception du duo libre d'Apolline Dreyfuss et de Lila Meesseman-Bakir quinzième des préliminaires, ont intégré les finales.
Le solo technique de Dreyfuss a pris la onzième place (88,834 points), à l'instar du ballet d'équipe technique (88,834 points). En revanche, le ballet d'équipe libre (89,666 points) et le duo technique (87,834 points) se sont contentés de la douzième et dernière place des finales.
L'équipe de France de natation synchronisée a donc poursuivi son apprentissage du très haut niveau international, deux ans après un renouvellement générationnel conséquent. En effet, une bonne partie du groupe national, dont Virginie Dedieu, avait tiré sa révérence au lendemain des championnats du monde de Montréal en 2005.
En plongeon, les deux représentantes tricolores engagées dans l'épreuve du haut vol (tremplin 10 mètres) se sont illustrées. Pour ses troisièmes championnats du monde, Claire Febvay, qui s'entraîne à l'université de Tucson aux Etats-Unis, s'est adjugé la sixième place de la finale (324,95 points). Une place synonyme de qualification pour les Jeux Olympiques de Pékin.
Sa compatriote Audrey Labeau, qui vivait en Australie ses deuxièmes Mondiaux, a obtenu une prometteuse seizième place (284,85 points) en demi-finale. Elle devra patienter jusqu'à la Coupe du monde 2008 de plongeon pour espérer décrocher son billet pour la Chine.
Le bilan de l'équipe de France d'eau libre est en revanche moins reluisant. Gilles Rondy, vingt-neuvième du 10 km et quatorzième du 25 km, Stéphane Gomez, dix-huitième du 10 km et huitième du 25 km, et Cathy Dietrich, quatorzième du 5 km et treizième du 10 km, n'ont pas réussi à se qualifier pour les championnats du monde à Séville en 2008. C'est pourtant en Espagne que se dessinera la sélection longue distance qui défendra les couleurs tricolores à Pékin.
Au final, Francis Luyce, président de la Fédération Française de Natation, a tenu à saluer les performances tricolores. "Nous avions annoncé un bilan supérieur à celui de Montréal en 2005. Aujourd'hui, on ne peut être que satisfait car le contrat est rempli. Je félicite l'ensemble de l'équipe de France, c'est un bilan éloquent."
"Il y a bien sûr quelques regrets concernant des performances individuelles, mais rien n'est jamais parfait", a ajouté le dirigeant français. "Reste que nous sommes dans le vrai. La natation française est entrée dans le top 5 mondial. Une position jamais acquise jusqu'à présent."
A l'issue des Mondiaux, la France occupe en effet le cinquième rang, toutes disciplines confondues, au nombre de médailles, mais surtout la troisième place au classement des récompenses de la natation course. AP
cm/petr
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|