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actu & culture


LYON - mardi 03 novembre 2009 à 18h05

Ligue des champions: Lyon peut enterrer Liverpool



Personne n'aurait pu l'imaginer au moment du tirage au sort, fin août, mais un match nul contre Liverpool, mercredi soir au stade de Gerland, enverra l'Olympique Lyonnais en 8e de finale de la Ligue des Champions pour la septième saison consécutive.

Dans le même temps, les Anglais quintuples vainqueurs de l'épreuve seraient quasiment éliminés en cas de nouvelle contre-performance lors de ce quatrième tour du groupe E de la première phase de la reine des coupes européennes. La pression est d'autant plus forte que les Reds restent sur une incroyable série de six défaites lors des sept derniers matches (Fiorentina, Chelsea, Sunderland, OL, Arsenal et Fulham) et qu'ils seront privés de nombreux joueurs : en premier lieu de leur capitaine Steven Gerrard, blessé à l'aine, des défenseurs Glen Johnson et Fabio Aurelio forfaits mardi, alors que les autres défenseurs Martin Kelly et Martin Skretel ainsi que le milieu Albert Riera étaient déjà annoncés non partants. Fernando Torres, forfait au match aller où Lyon avait causé la surprise en l'emportant 2-1 à Anfield, devrait jouer bien que touché à l'adducteur.

"Nous devons emmener Fernando à Lyon car nous n'avons pas beaucoup de solution", a déclaré l'entraîneur Rafael Benitez.

"Liverpool possède une grande expérience européenne et a l'habitude de se retrouver en huitièmes de finale (cinq saisons consécutives, série en cours) et même en quarts. Les Anglais ont encore une chance de qualification. Ils vont tout donner, qu'il y ait Gerrard ou pas. Même sans lui, ça reste une grosse équipe. Mais on sera chez nous, et il n'est pas question de lâcher", prévient le défenseur brésilien Cris, qui a récupéré le brassard de capitaine suite à l'après-midi trop arrosé de Sidney Govou jeudi dernier.

Bien remis de leurs deux défaites consécutives en championnat grâce à leur victoire à Saint-Etienne samedi dernier (1-0), les Lyonnais espèrent poursuivre sur cette lancée. D'autant que le parfum de la Ligue des champions semble les galvaniser. En tenant compte du barrage contre Anderlecht, l'OL a remporté ses cinq matches européens disputés cette saison. Mercredi, un match nul suffirait à son bonheur.

"C'est vrai mais on ne sait pas conserver un résultat sur l'ensemble d'un match. Se regrouper tous en défense et jouer le 0-0, on ne sait pas faire... surtout en ce moment, vu nos problèmes d'effectif en défense. Evidemment, si à dix minutes de la fin, on les tient en échec, on prendra moins de risque et on ne cherchera pas à gagner le match à tout prix. Mais ce ne sera pas notre état d'esprit au coup d'envoi", assure Jérémy Toulalan, de nouveau aligné en défense centrale à cause des absences de Bodmer, Boumsong et Cleber Anderson.

Le forfait mardi soir de François Clerc touché au genou et l'incertitude concernant Anthony Réveillère au mollet douloureux laisse planer un gros doute concernant le titulaire au poste de latéral droit.

Lyon compte neuf points dans le groupe E contre six à la Fiorentina et trois à Liverpool.

"On veut plus que le point du match nul parce qu'on est conscient qu'une victoire nous rapprocherait de la première place à la fin de la première phase. Mais attention, en gagnant à Anfield au match aller, on sait que Liverpool vient pour se venger", note le défenseur Aly Cissokho.

"Je suis entièrement d'accord et ce sera beaucoup plus difficile contre Liverpool qu'à Saint-Etienne samedi dernier. Les Anglais ont le couteau sous la gorge et souvent, Liverpool gagne à l'extérieur les matches perdus chez lui à l'aller", renchérit le président Jean-Michel Aulas.

Marseille peut en témoigner. Vainqueurs 1-0 à Liverpool en 2007, les Marseillais avaient encaissé un humiliant 4-0 sur leur pelouse quelques semaines plus tard. Cette saison-là, les Anglais s'étaient qualifiés malgré un départ catastrophique : un point lors des trois premiers matches. Soit deux de moins qu'aujourd'hui. Déjà entraîneur de Liverpool à cette époque, Benitez attend une réaction de ses joueurs : "Aujourd'hui, tout le monde doit prendre ses responsabilités parce qu'on connaît l'enjeu de ce déplacement à Lyon. Il est capital". Reste que cet OL 2009/2010 marche sur les traces de son glorieux passé, comme en 2006, quand pour la dernière fois les septuples champions de France s'étaient qualifiés dès le quatrième match de poule. AP

Ber2/jlc




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