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actu & culture


BALE, Suisse - jeudi 19 juin 2008 à 23h03

L'Allemagne plus réaliste que les artistes portugais


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Malmenée dans le jeu mais une fois de plus très réaliste, l'Allemagne s'est qualifiée pour le dernier carré de l'Euro 2008 en battant (3-2) le Portugal dans le premier quarts de finale de l'épreuve jeudi soir à Bâle.

En demi-finale, mercredi prochain à Bâle, l'Allemagne affrontera le vainqueur du deuxième quart de finale qui opposera, vendredi soir à Vienne, la Croatie et la Turquie.

Les Portugais, finaliste malchanceux de la précédente édition, ont souvent réussi à mettre en place le jeu bien léché qui faisait d'eux les favoris de cette affiche alléchante. Mais les Allemands, bien que dominés, ont su élever leur niveau au bon moment et gagné le droit de continuer l'aventure grâce à leur efficacité sur les coups de pieds arrêtés. Leurs deux derniers buts ont été inscrits sur coup-franc.

Les Portugais paraissaient crispés au début de celle-ci et, à partir d'un milieu de terrain renforcé pour la circonstance, l'Allemagne imposait sa puissance.

Le déroulement de la partie souriait relativement vite à la Mannschaft. Lukas Podolski, le meilleur réalisateur allemand (trois buts), finalement aligné après avoir été incertain en raison d'une blessure, combinait bien avec Miroslav Klose sur le côté gauche. Il résistait à deux défenseurs avant d'adresser un centre tendu que venait couper au premier poteau Bastian Schweinsteiger pour l'ouverture du score (22e).

L'irruption de Schweinsteiger dans le scénario n'était pas sans rappeler de mauvais souvenirs aux Portugais, car c'est lui qui avait inscrit deux des trois buts de la victoire allemande sur le Portugal lors du match pour la troisième place du Mondial 2006 (3-1).

La suite confirmait ce mauvais pressentiment car c'est sur un coup-franc du même Schweinsteiger que Klose, oublié de la défense, venait de la tête doubler la mise (26e). Joachim Löw, le sélectionneur allemand, reclus dans les tribunes en raison de sa suspension, pouvait apprécier cet entame idéale.

Pourtant, son équipe commençait à reculer, et malgré la sortie de Joao Moutinho remplacé par Raul Meireles (30e), le Portugal installait progressivement son jeu.

Les Portugais parvenaient à réduire l'écart avant la pause. Suite à un contre rapidement mené, Simao servait Cristiano Ronaldo à gauche. Le prodige portugais éliminait son défenseur sur le contrôle et se présentait seul devant Jens Lehmann. Ce dernier repoussait du pied la frappe du joueur de Manchester United, mais Nuno Gomes, qui avait suivi, pouvait marquer dans la cage vide malgré le retour de Christoph Metzelder (41e).

Le début de la seconde période voyait le Portugal de plus en plus dominateur. Les Allemands, que l'on avait déjà vu en difficulté face à la Croatie en phase de poule (1-2), puis limités contre l'Autriche (1-0), étaient incapables de garder le ballon dans l'entrejeu pour repousser la menace.

Pepe, l'arrière portugais d'origine brésilienne, manquait l'égalisation en envoyant sa reprise de la tête dans les nuages alors qu'il avait été servi sur un plateau par Deco (56e).

C'est au coeur de cette domination que l'Allemagne bénéficiait d'un coup-franc excentré. Schweinsteiger le tirait et Ballack marquait de la tête en profitant d'une mauvaise sortie du portier lusitanien Ricardo (61e).

Luiz Felipe Scolari, qui espérait emmener son équipe à une troisième demi-finale consécutive dans un Euro, lançait plusieurs attaquants. Mais le jeu portugais s'effritait quelque peu au contact d'un mur allemand solidement planté devant Lehmann.

Ce dernier devait encore intervenir sur une frappe de Petit (70e). La réplique allemande venait sur une reprise lointaine de Podolski qui flirtait avec la lucarne (78e).

Dans les cinq dernières minutes, Helder Postiga relançait le suspense en marquant le deuxième but portugais de la tête (87e). C'était le signal d'un ultime siège du camp allemand. Mais les hommes de Löw se gardaient bien de concéder l'égalisation.

Comme il y a deux ans en Allemagne, la Mannschaft s'imposait, et comme il y a deux ans, Schweinsteiger n'était pas étranger à ce résultat AP

xdes/pyr




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