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actu & culture


ZURICH - lundi 16 juin 2008 à 22h11

Patrick Vieira, forfait, dénonce les "incohérences" de ses soins



Patrick Vieira a lancé un pavé dans la mare en annonçant lundi soir son forfait pour la rencontre Italie-France de l'Euro 2008.

"Il y a des incohérences sur ma blessure, sur les soins qui ont été faits. A un moment ou à un autre, il faudra donner des explications", a déclaré Vieira au stade Letzigrund de Zurich qui accueillera mardi ce France-Italie crucial pour la qualification en quart de finale.

Victime d'une légère déchirure à la cuisse gauche à Toulouse le 30 mai dernier avant la rencontre de préparation France-Paraguay, le capitaine des Bleus aux 105 sélections n'a pas joué les deux premiers matches de l'Euro face à la Roumanie et les Pays-Bas.

"Je suis resté car je pensais pouvoir jouer ce dernier match (face à l'Italie)", a expliqué le milieu de terrain de l'Inter de Milan champion d'Italie. Raymond Domenech avait rappelé lors de la préparation un 24e joueur, Mathieu Flamini, pour parer à un éventuel forfait de Vieira avant le début de l'Euro. Le sélectionneur a finalement inclus Vieira dans sa liste définitive des 23 sélectionnés.

"Malheureusement, il n'y a pas eu beaucoup de progression, j'arrive à m'entraîner mais j'ai toujours cette douleur qui m'empêche d'accélérer ou frapper dans le ballon. Je suis agacé car il n'y a pas d'évolution", a expliqué Vieira, handicapé par de nombreux pépins physiques en Italie au cours de la saison dernière.

"Je pensais que j'allais louper le premier match, au pire le deuxième, j'étais confiant quant à ma participation au troisième, mais la douleur est toujours là, je ne peux pas dire quand je pourrais rejouer".

Raymond Domenech n'a pas voulu répondre à son joueur, dont les propos laissent entendre qu'il critique le staff médical des Bleus.

"Je suis d'accord avec lui, mais il y a un temps pour tout. Le temps pour l'instant, c'est France-Italie", a simplement dit le sélectionneur, arrivé lors de sa nomination avec une nouvelle équipe, dont un nouveau docteur, Jean-Pierre Paclet ayant succédé à Jean-Marcel Ferret.

Le forfait de Vieira survient alors que deux autres rescapés des champions du monde 1998 sont sur la sellette. Lilian Thuram en défense centrale, et Thierry Henry en attaque qui ne fait pas l'unanimité malgré ses statistiques inattaquables de meilleur buteur des Bleus de tous les temps.

"Je pensais que je pouvais apporter mon expérience", a ajouté Vieira qui continue à croire aux chances de l'équipe de France, qui sera éliminée quel que soit son résultat face à l'Italie si la Roumanie bat les Pays-Bas dans l'autre dernier match du groupe C.

"C'est un groupe qui, sur le premier match, a joué avec beaucoup de retenue, plus de liberté lors du deuxième avec beaucoup d'occasions. Frustrée au début, elle est relâchée maintenant. Le groupe est relâché, j'espère que les occasions créées contre la Hollande vont être mises au fond contre l'Italie".

Vieira n'a pas voulu jeter la pierre à la défense, déchiquetée par les attaquants de Marco Van Basten.

"Quand on encaisse quatre buts, c'est un problème collectif, pas seulement une faute de la défense et du gardien. On a manqué de rigueur et été un peu moins attentifs en défense que face à la Roumanie (0-0)".

Raymond Domenech, resté mutique sur la composition de son équipe mardi, a expliqué avoir passé son temps à dédramatiser le camouflet subi face aux Pays-Bas.

"Depuis trois jours, on a décortiqué la vidéo. Il y a sept minutes de mauvais, les quatre buts compris, et dix minutes de bonnes choses", a-t-il dit. "Si le résultat a été catastrophique, le contenu du match n'a pas été dramatique".

Le sélectionneur reconnaît quelques tensions dans son groupe. "Même quand ça marche, celui qui ne joue pas peut être tendu", a-t-il éludé.

Souvent acerbe concernant le jeu italien, Domenech a joué la tempérance lundi soir. "J'adore leur football, leur cuisine, leur soleil. L'Italie est un pays que j'adore, on veut toujours me faire dire le contraire!" AP

jlc/cov/pyr




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