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actu & culture


INNSBRUCK, Autriche - mardi 10 juin 2008 à 20h22

L'Espagne et David Villa séduisent


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Grâce à un triplé de David Villa, le premier du tournoi et un but de Cesc Fabregas, l'Espagne a ouvert en fanfare l'Euro 2008 en écrasant 4-1 la Russie, mardi après-midi à Innsbruck (Autriche).

Plus technique, plus rapide, la formation espagnole a su exploiter les carences défensives de son adversaire pour signer le plus gros score depuis le début de la compétition et croire un peu plus en ses chances de briller à nouveau dans un grand tournoi international 44 ans après son seul titre européen.

Mais la Russie n'a jamais abdiqué et a montré des facettes intéressantes qui lui laissent quelques espoirs à condition de résoudre ses gros problèmes défensifs.

Il y avait de l'orage dans l'air d'Innsbruck et, sur la pelouse, quelques éclairs de génie côté espagnol. Il apparaissait très vite que la défense centrale russe lourde et lente passerait une mauvaise fin d'après-midi devant la vivacité des hommes de Luis Aragonès.

La confirmation ne tardait pas. Sur une contre-attaque Fernando Torres, le nouveau chouchou de Liverpool, résistait à Denis Kolodine avant de glisser le ballon à David Villa qui marquait dans le but vide (20e).

La Russie, diminuée en attaque par l'absence de Pavel Pogrebniak, le meilleur réalisateur de la Coupe de l'UEFA, forfait juste avant le tournoi et la suspension pour deux matches d'Andrei Archavine, avait du mal à se procurer des occasions. Un tir de Serguei Semak (23e) qui s'écrasait sur le poteau rappelait toutefois que la formation de Guus Hiddink restait dangereuse.

Mais la "Seleccion" l'était encore plus en contre. En réponse à la tentative de Semak, Fernando Torres sollicitait Igor Akinfeïev (24e) imité en cela par David Villa (27e).

Le match s'animait. Roman Pavlioutchenko frappait sur la barre transversale (42e). Juste avant le repos Andrès Iniesta profitait une nouvelle fois des carences des défenseurs axiaux russes pour délivrer une passe en profondeur à David Villa qui ne manquait pas l'occasion du doublé (44e).

La physionomie de la seconde période était différente de celle de la première avec des Russes résolument portés vers l'avant et des Espagnols en position d'attente. Mais pour une demi-occasion russe sur un tir hors cadre de Dinijar Bilialetdinov (60e), que de situations très chaudes sur la cage Akinfeïev.

La fatigue aidant, les Russes avaient, toutefois, de plus en plus de mal à assumer leur course-poursuite laissant les Espagnols réinstaller leur domination.

Ces derniers se faisaient plaisir et David Villa le premier. Encore une fois servi dans la surface de réparation, l'attaquant de Valence se jouait du dernier défenseur russe avant de décocher une frappe sèche et signer son premier triplé en sélection qui est aussi le premier de la compétition (74e).

Les Russes qui s'étaient beaucoup battus obtenaient la récompense de leurs efforts sur une reprise de la tête de Roman Pavlioutchenko à la réception d'un corner venu de la droite (86e). En embuscade au deuxième poteau, l'attaquant russe pouvait fusiller Casillas, mettant en relief les questions posées sur la solidité de la défense espagnole.

Heureusement pour elle, la formation espagnole peut compter sur son attaque de feu. C'est donc elle qui avait le dernier mot de la partie avec le premier but de Cesc Fabregas sous le maillot "sang et or" (91e). AP

xdes/cov/cr




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