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La sprinteuse française Christine Arron, détentrice du record d'Europe du 100m, doute sérieusement de l'efficacité de la lutte contre le dopage.
"Est-ce que ça a changé? Est-ce que ça ne continue pas? Je pense que les laboratoires continuent à travailler pour le dopage", a déclaré l'ancienne championne du monde du relais 4x100m vendredi au cours d'une conférence de presse. "Il y a toujours de l'argent en jeu, il y a toujours des gens pour qui gagner vaut mieux que leur propre vie. C'est la culture de certaines personnes, de certains pays".
La sprinteuse originaire des Abymes, en Guadeloupe, se fait beaucoup de souci pour les nouvelles générations d'athlètes.
"Je ne sais pas comment ça va finir", a ajouté la double médaillée des Mondiaux de 2005. "Il y a des limites par rapport au corps. Mais je suis persuadée que ça va aller jusqu'au dopage génétique et ça va être grave. Je suis contente d'être en fin de carrière et d'échapper à tout ça".
Arron a établi son record d'Europe en 10.73 secondes il y a dix ans, le 19 août 1998 à Budapest.
"Je me le rappelle comme si c'était hier", a-t-elle déclaré. "C'est des sensations de vitesse. Comme quand vous êtes au volant d'une voiture, que vous avez envie d'accélérer, que vous appuyez sur le champignon et que ça démarre".
Ralentie par une blessure à la cuisse droite cet hiver puis récemment par une très grosse contracture à un adducteur, Arron ne sait pas encore précisément quand elle pourra faire son retour à la compétition avant les Jeux olympiques de Pékin.
"Pourquoi pas à la Coupe d'Europe" les 21 et 22 juin?, a-t-elle dit. "Fin juin au plus tard. Je ne suis pas inquiète. Il faut construire, continuer dans le temps à faire des séances intéressantes pour avoir un bon rendu". AP
petr/cov/mw
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