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actu & culture


CARDIFF - vendredi 23 mai 2008 à 12h37

Munster-Toulouse: les deux cadors européens s'affrontent au sommet



Déjà à la tête de ses troupes lors des sacres de 2003 et 2005, le capitaine du Stade Toulousain Fabien Pelous rêve de la passe de trois lors de la finale de la Coupe d'Europe qui opposera son équipe à la province irlandaise du Munster, samedi après-midi au Millennium Stadium de Cardiff.

En 2003 puis 2005, les Toulousains avaient supplanté en finale deux clubs français, respectivement Perpignan et le Stade Français. Mais Pelous sait que la tâche sera encore plus ardue face au Munster, la formation la plus régulière au haut niveau européen... après le Stade Toulousain.

"C'est une équipe du même gabarit que nous au niveau européen, ils comptent beaucoup de participations et d'expérience. Ce sont des adversaires que nous respectons énormément, car quoi qu'il advienne, ils sont toujours présents dans ces grands moments", a admis le deuxième ligne international qui en cas de succès dépasserait deux autres capitaines et joueurs emblématiques: Martin Johnson, vainqueur avec Leicester en 2001 et 2002 et Lawrence Dallaglio, qui commandait les Wasps lors des titres de 2004 et 2007.

Deux géants européens du rugby seront face à face sous le toit refermé du Millennium. Depuis la création de l'épreuve en 1995, Toulouse a disputé 93 rencontres européennes et le Munster 92. En treize campagnes continentales les deux clubs ont établi un record de dix participations aux phases finales pour chacun d'entre eux.

L'habitude des grands rendez-vous ne manquera pas au Stade Toulousain qui disputera sa cinquième finale pour trois titres car les victoires de 2003 et 2005 avaient été précédées de celle de 1996 lors de la première édition. Les Irlandais disputeront samedi leur quatrième finale avec l'espoir d'équilibrer leur bilan: battus en 2000 et 2002, ils se sont finalement imposés en 2006 face à Biarritz.

Comme chaque année, le Stade Toulousain arrive au point de la saison où ses résultats doivent être en phase avec ses ambitions. Ces dernières semaines, et après sa difficile demi-finale face au London Irish (21-15), la formation de Guy Novès a fait l'impasse sur le TOP 14 et a fait tourner son effectif, ce qui ne l'a pas empêchée d'être déjà mathématiquement qualifiée pour le dernier carré.

Billet en poche elle peut aborder cette finale européenne sereine et un peu plus reposée. L'infirmerie bien trop pleine il y a encore un mois s'est un peu vidée même si manquent encore à l'appel l'ailier Vincent Clerc et l'arrière Clément Poitrenaud.

Malgré ces absences, Toulouse peut s'appuyer sur la qualité redoutée de son jeu d'attaque basé sur la largeur et la profondeur. Une partie du rendement offensif dépendra de la prestation de Jean-Baptiste Elissalde, le demi de mêlée tricolore, qui continuera son intérim à l'ouverture. Mais Elissalde possède un réelle science du jeu et sa relation tactique avec le demi de mêlée All Black Byron Kelleher est bonne.

Avant de prendre les rênes du XV du Trèfle, Declan Kidney, l'entraîneur du Munster, a certainement mis en garde ses hommes sur le danger du jeu de lignes de leurs adversaires.

"Leur atout principal, c'est leur jeu incroyable en profondeur qui a de quoi déstabiliser, c'est le moins que l'on puisse dire. Ils possèdent des joueurs sur le banc des remplaçants d'une telle qualité qu'ils pourraient facilement figurer dans l'effectif de départ de la plupart des autres équipes d'Europe", a noté le 3e ligne David Wallace.

Les Irlandais sont fort bien armés pour espérer priver les Toulousains de munitions. En touche, où trône leur capitaine Paul O'Connell, ils espèrent faire souffrir l'alignement toulousain qui s'en est toutefois bien sorti face aux sauteurs des London Irish pourtant eux aussi impressionnants.

Le pack -qui est presque intégralement celui de la sélection irlandaise- est très solide et fera tout pour contrarier les sorties de balles de l'adversaire et ralentir son jeu.

Reste un point d'interrogation concernant la forme de Ronan O'Gara. L'ouvreur du Munster, meilleur réalisateur de la compétition (943 points), a longtemps mis son équipe dans le bon sens. Pour autant, la dernière Coupe du monde l'a montré en baisse de régime et d'influence sur le jeu. Un O'Gara en pleine possession de ses moyens causerait assurément des soucis aux Toulousains. AP

xdes/div/petr




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