Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
A l'heure d'aborder cette semaine l'Euro de natation à Eindhoven, test grandeur nature avant les championnats de France de Dunkerque (20-27 avril) où se disputeront les sélections olympiques, et plus de deux mois après son installation à Mulhouse, Laure Manaudou semble avoir renoué avec l'équilibre et la sérénité de ses plus belles heures.
Sous la houlette de Lionel Horter, le "coach" qui emmena Roxana Maracineanu au titre mondial en 1998, et à proximité de son compagnon, le dossiste mulhousien Benjamin Stasiulis, la championne olympique retrouve ambition et appétit. A preuve, ce 400m nage libre, distance dont elle détient la référence mondiale (4:02.13), couvert en 4:05.61 fin février, lors de l'étape lyonnaise de la Coupe de France.
Si les chronos incitent à l'optimisme, l'état d'esprit affiché par la nageuse tend également à confirmer un regain de sérénité après dix mois de turbulences. En 2007, Laure Manaudou a encaissé pas moins de quatre séparations. Trois d'ordre sportif, avec son mentor Philippe Lucas, l'Italien Paolo Penso et son frère aîné Nicolas Manaudou, et une d'ordre privé, avec le Transalpin Luca Marin.
"Aujourd'hui, Laure est sereine dans ses relations humaines, tranquille avec son environnement", assure Patricia Quint, responsable de l'équipe de France féminine et proche de l'égérie française. "Elle est enfin apaisée et quand elle discute, c'est pour échanger". A tel point que la figure de proue de la natation tricolore n'hésite plus à faire part de ses ambitions, comme ce fut le cas le 14 mars, lors de la journée de presse organisée à Dunkerque par la Fédération française de natation. "Avec Lionel, tout se passe bien", confirme Laure Manaudou. "On n'a pas encore vécu beaucoup de compétitions, mais à l'entraînement cela fonctionne. Ça me donne des idées. J'ai envie de nager le 200m dos, de me remettre au 800 m nage libre".
Une ambition logiquement accompagnée de lourdes séances d'entraînement qui ne semblent également plus rebuter la double championne du monde 2007. "Laure est une compétitrice extraordinaire", reconnaît Lionel Horter. "Même si elle n'est pas toujours régulière à l'entraînement, elle mesure mieux l'importance du travail pour atteindre ses objectifs".
"Lionel et Laure collaborent très bien", ajoute Patricia Quint. "A l'entraînement, dans leurs comportements, rien n'indique qu'elle vient d'arriver. Au début, Lionel était un peu interrogateur sur l'attitude à adopter, mais je lui ai dit qu'il fallait être naturel. Aujourd'hui, Laure a pris conscience que l'on peut travailler autrement que dans l'autoritarisme gratuit".
Moins de tensions, plus de compréhension, voilà à quoi ressemble le quotidien de Laure Manaudou à Mulhouse. Facteur supplémentaire de stabilité, la proximité de son compagnon Benjamin Stasiulis, partenaire d'entraînement au Mulhouse Olympique Natation. Une nouvelle Laure Manaudou serait donc en passe de voir le jour? "Je ne sais pas si on peut parler de nouvelle Laure Manaudou", répond Patricia Quint. "Laure est plus ouverte, mais c'est le résultat d'une transformation progressive à la fois intérieure et extérieure". AP
xmar/jlc/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|