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actu & culture


LINAS-MARCOUSSIS - jeudi 06 mars 2008 à 16h48

Nallet, capitaine au long cours



Alors que l'encadrement tricolore a utilisé 28 joueurs depuis le début du Tournoi des Six Nations, le deuxième ligne et capitaine Lionel Nallet est le seul ayant joué toutes les minutes des trois premiers matches des Bleus dans la compétition, et dimanche, face à l'Italie, il sera encore à la tête de ses troupes pour le quatrième rendez-vous dans l'épreuve européenne.

"Je suis content de jouer tous les matches (...) cela change un peu", glisse dans un sourire le deuxième ligne castrais. C'est que le parcours en équipe de France de ce "Coq de Bresse", né dans l'Ain il y a 31 ans, n'a pas toujours été linéaire. Depuis ses débuts internationaux en 2000, Nallet n'a porté le maillot tricolore qu'à 35 reprises et connu deux saisons blanches en 2002 et 2004.

La dernière Coupe du monde qu'il avait abordé en situation de titulaire avait constitué une épreuve en soi. Barré par Sébastien Chabal, dont Bernard Laporte avait fait son joker en deuxième ligne, Nallet n'a été titulaire que dans les matches mineurs contre la Namibie et la Georgie avant de recevoir, quand même, un peu de reconnaissance en étant aligné dans la "petite finale" face à l'Argentine.

En lui offrant le brassard de capitaine, Marc Lièvremont, le nouvel entraîneur tricolore, a d'une manière indirecte soustrait Nallet à la concurrence qui fait rage en deuxième ligne comme ailleurs. Mais le joueur a assez montré sa solidité et, surtout, sa capacité à se remettre en question pour que le technicien tricolore estime pouvoir en faire une des poutres du pack pour une longue période.

Lièvremont a également récompensé un cadre au comportement exemplaire, mais qui marque aussi une rupture avec l'ère Laporte.

Le pacte est parfait et le deuxième ligne de Castres assure: "les entraîneurs ont confiance en moi et moi j'ai confiance en eux".

Lionel Nallet n'a pas la faconde de son prédécesseur, Raphaël Ibanez, mais avec moins de mots il sait dire son plaisir d'être en quelque sorte le "père-poule" de la jeune génération tricolore dont l'enthousiasme doit aider le Quinze de France a faire évoluer son jeu.

"Avant le Tournoi, l'encadrement m'a dit vouloir intégrer de nouveaux joueurs", témoigne Nallet. "Cette idée de départ ne me déplaît pas. Je trouve même que c'est bien d'envoyer un signal pour dire que chaque joueur performant en club peut prétendre venir en équipe de France".

Depuis son arrivée aux commandes du Quinze tricolore, Lièvremont a convoqué treize néophytes, dont certains issus de clubs modestes du TOP 14, comme le deuxième ligne Arnaud Méla ainsi que les piliers Julien Brugnaut et Fabien Barcella dont les équipes d'Albi, Dax et Auch occupent, dans l'ordre, les trois dernières places du championnat.

Alors qu'Ibanez se reprochait parfois ne pas avoir été à la hauteur dans son rôle de capitaine, Lionel Nallet semble prendre la fonction avec plus de recul et vouloir laisser les débutants faire leurs premières expériences en toute indépendance.

"Tous les nouveaux sont conseillés par les autres", explique Nallet. "Et puis ce ne sont plus des gamins et ils s'intègrent parfaitement". AP

xdes/pyr




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