Rechercher iFrance
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - dimanche 21 octobre 2007 à 14h01

Rugby: le Sud retrouve son bien avec le titre des Springboks


Agrandir l'image

Après un intermède de quatre années en Angleterre, le trophée William Webb Ellis va reprendre la route de l'hémisphère Sud après la victoire des Springboks (15-6) sur le Quinze de la Rose, le champion sortant, en finale de la sixième Coupe du monde samedi soir au Stade de France.

Cadenassé de bout en bout par les défenses, sans vrai rythme, axé sur le jeu au pied, ce dernier rendez-vous du Mondial français aura été à l'image d'un tournoi où les matches entre ténors ont souvent donné lieu à des débats étriqués avec des scores serrés.

Vainqueurs des quatre premières éditions du Mondial de 1987 à 1999, les pays du Sud récupèrent leur bien jusqu'au prochain rendez-vous planétaire en 2011 en Nouvelle-Zélande. Déjà sacrée en 1995 sur son sol, l'Afrique du Sud fait un nouveau pas dans le panthéon du rugby en rejoignant l'Australie jusqu'ici la seule avec deux titres (1991 et 1999).

Dans quatre ans, les Springboks auront un autre défi à relever: celui d'être la première équipe à conserver sa couronne. L'Australie comme l'Angleterre ont eu la chance de disputer deux finales d'affilée mais ont perdu à chaque fois la seconde. Comme lors de quatre des cinq précédentes éditions, la finale a opposé un représentant du Nord et un du Sud. Le rugby du Vieux Continent était pourtant jugé dépassé avant l'épreuve. Mais il a signé deux coups d'éclat.

L'Angleterre, moribonde depuis 2003, a sorti l'Australie en quart de finale tandis qu'à ce même stade, la France a éjecté le favori néo-zélandais dont le jeu tellement bien léché paraissait pourtant irrésistible.

"On a éliminé la meilleure équipe du monde. Je suis certain qu'elle aurait été championne du monde", a commenté Bernard Laporte, l'entraîneur tricolore. Malheureusement le XV de France n'a pas été digne de cet exploit. Battus en demi-finale par l'Angleterre, les Bleus ont ensuite laissé la troisième place aux Pumas argentins.

Révélation de ce Mondial, l'Argentine, qui n'avait jamais atteint le dernier carré en six participations, aura dominé à deux reprises les Tricolores dont elle avait déjà croisé la route en poule. Avec trois défaites, la France signe son plus mauvais bilan, gâchant une fête que le comité d'organisation français a su réussir comme l'atteste le taux de remplissage des stades pour les 48 matches dépassant allègrement les 90%.

Au triomphe en finale, l'Afrique du Sud ajoute la réussite de deux de ses cadres. A 33 ans, son arrière Percy Montgomery a été le meilleur réalisateur de la Coupe du monde avec 105 points (deux essais, 22 transformations et 17 pénalités). Avec 100% de réussite au pied, qui ont valu 12 points à son camp, Montgomery a été déterminant en finale.

De son côté, l'ailier Bryan Habana termine en tête du classement des marqueurs d'essais. Avec huit réalisations, il fait même aussi bien que le légendaire Jonah Lomu qui avait franchi la ligne à huit reprises en 1999.

L'entraîneur sud-africain Jake White a aligné en finale l'équipe la plus expérimentée de l'histoire du rugby sud-africain (669 sélections), un groupe performant dans tous les secteurs du jeu et tout terrain. Après avoir établi un record national de 33 essais dans la compétition, l'Afrique du Sud a su grimper la dernière marche sans marquer d'essai mais sans en prendre non plus.

Déjà en 1995, le succès des Boks en finale sur les All Blacks (15-12 après prolongations) avait entièrement reposé sur la botte de l'ouvreur Joel Stransky (trois pénalités et deux drops). "L'histoire se répète", a commenté White après le match. "On a très bien joué en matches de poules, en marquant beaucoup de points. Aujourd'hui, comme en finale en 95 il n'y a pas d'essai. La défense a été le secteur décisif". Les Boks terminent avec la meilleure défense du tournoi (86 points en sept matches).

Le ballon de cette finale aura peu voyagé hormis dans les airs et le jeu au pied d'occupation ainsi que le combat au près ont été privilégiés par rapport au jeu au large. Le constat vaut pour tous les matches à partir du deuxième tour, excepté le quart entre l'Afrique du Sud et les Fidji, le seul invité surprise du Top 8.

S'il veut plus de spectacle sur la pelouse, le législateur du jeu devra se pencher sur des règles pour compliquer le travail des défenses. Mais peut-être que dans quatre ans, les All Blacks, éternels déçus, arriveront-ils enfin à domicile à se régaler et à régaler le public en même temps. AP

xdes/mw




Rechercher #iFrance#