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actu & culture


CANET-EN-ROUSSILLON - dimanche 10 juin 2007 à 20h13

Natation: Camelia Potec confie son rêve olympique à Phlippe Lucas



La Roumaine Camelia Potec, 25 ans, ne remplacera pas Laure Manaudou dans le coeur des Français. Pourtant, c'est bien elle qui occupe depuis le jeudi 17 mai 2007 la ligne d'eau de la championne olympique du 400 mètres nage libre à Canet-en-Roussillon.

"Contrairement à ce que j'ai lu ou entendu dire, Philippe n'est pas venu me chercher après le départ de Laure Manaudou en Italie", corrige d'emblée la nageuse d'Europe de l'Est. "La décision a été prise en fin d'année 2006". Pas question donc pour Camelia Potec d'être présentée comme l'outil d'une quelconque revanche.

"Laure a choisi de vivre une nouvelle expérience. Je ne peux pas commenter sa décision", explique la grande brune. "Je ne sais pas si elle restera à Turin ou si c'est seulement une situation temporaire."

La Roumaine, championne olympique du 200 mètres nage libre aux Jeux d'Athènes en 2004, a quant à elle opté pour une installation à long terme dans le Roussillon. "J'y serai jusqu'en septembre 2008, soit un an et demi", affirme-t-elle.

En rejoignant l'écurie de Philippe Lucas, Camelia Potec entend augmenter son volume d'entraînement afin de renouer avec son niveau de performance d'antan. Une trajectoire opposée à celle de Laure Manaudou, exilée de l'autre côté des Alpes, qui ne souhaitait plus se soumettre aux harassantes séances d'entraînement de Philippe Lucas.

"Je connais bien Canet", note Camelia Potec. "Je suis venue en stage avant les Jeux d'Athènes en 2004. Cela s'était très bien passé et depuis je viens en stage trois semaines tous les ans. C'est à ces occasions que j'ai appris à connaître Laure Manaudou et Philippe Lucas et j'ai bien accroché. Sur le plan du travail, je savais à quoi m'attendre, mais cela me semble important que le coach soit exigeant pour progresser et améliorer les chronos."

Exigeant sur le plan sportif, Philippe Lucas l'est sans conteste, mais la Roumaine refuse de le réduire à cette image d'entraîneur aboyeur. "En dehors du bassin, je le trouve charmant", assure-t-elle. "C'est agréable de travailler avec lui. Il a toujours un petit geste, un petit mot pour m'encourager et me soutenir." La soutenir dans cette quête improbable d'un retour au premier plan. Car depuis les Jeux Olympiques d'Athènes, la Roumaine a pris le temps de vivre, de goûter à des plaisirs simples loin des séances spartiates qu'exige la natation internationale.

"J'ai profité de ma médaille olympique pour couper un peu et découvrir de nouveaux horizons", acquiesce la Roumaine. "Mais après quelques mois d'activités réduites en 2004 et 2005, je me suis lancée ce défi de nager aux Jeux Olympiques de Pékin. Je suis consciente des difficultés et du niveau de mes rivales, mais en voyant leurs résultats aux Mondiaux de Melbourne en mars dernier cela m'a également motivée pour me remettre au travail." Se remettre au travail, une dernière fois, puisque les Jeux Olympiques en Chine devraient mettre un terme à sa carrière professionnelle.

"A priori, je prendrai ma retraite après les Jeux", consent-elle, "mais si je signe un beau succès je n'exclus pas de m'aligner aux championnats du monde de Rome en 2009 pour décrocher une médaille d'or.

L'or olympique, toute la Roumanie l'espère. Une pression intense à laquelle l'égérie de la natation roumaine entend bien échapper en s'installant dans le sud de la France.

"Je supporte énormément de pression. En Roumanie, la presse me suit de très prés", poursuit Camelia Potec. "En France, le climat de travail est plus calme pour moi. Je peux souffler et me concentrer sereinement sur l'entraînement", ainsi que sur l'ultime objectif olympique.

"A Pékin, je m'alignerai sur 200, 400 et 800 m nage libre. Je sais ce que je veux et ce que je dois réaliser pour m'illustrer", analyse la championne de l'Est. "En outre, la tenue des finales le matin me convient parfaitement. J'ai déjà testé la formule lors des étapes de Coupe du monde au Brésil et cela m'a plutôt réussi." AP

mar/cov/jlc




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