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actu & culture


GENEVE - lundi 31 aout 2009 à 14h51

Ouverture à Genève de la Conférence mondiale sur le climat


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La troisième Conférence mondiale sur le climat s'est ouverte lundi à Genève pour une semaine de travaux destinés à mettre en place un système de surveillance météorologique permettant de mieux prévenir les risques liés au dérèglement climatique, qu'il s'agisse d'ouragans, de tsunamis ou encore d'inondations.

Quelque 1.500 représentants de 150 pays, dirigeants, diplomates et scientifiques, participent à cette rencontre qui doit durer jusqu'à vendredi sous l'égide des Nations unies et de leur secrétaire général Ban Ki-moon.

Il ne sera pas question à Genève de la limitation des émissions de CO2, la question devant être abordée en décembre lors de la Conférence de Copenhague, où doit être conclu l'accord mondial sur le climat qui remplacera le protocole de Kyoto.

L'objectif de la rencontre genevoise est de contribuer à la production dans chaque pays de données plus précises sur le climat et de permettre un partage de ces informations.

"Les prévisions climatiques sont la pierre angulaire des actions préventives", a déclaré le président de la Confédération helvétique en ouvrant la Conférence. Il a cependant averti que le coût à l'échelle mondiale d'une prévention des risques provoqués par les changements climatiques atteindra plusieurs milliards de dollars par an, plus de la moitié dans les pays en développement.

M. Merz, qui a rappelé que son pays avait proposé une taxe mondiale sur le CO2 selon le principe pollueur-payeur, a également estimé que de meilleurs prévisions météorologiques pourraient aider à prévenir de nombreux décès et réduire l'étendue des dégâts.

Les participants doivent s'entendre sur un "cadre global pour les services climatologiques" afin que chacun puisse bénéficier des systèmes d'alerte précoce. Les fermiers des zones les plus reculées d'Afrique pourraient ainsi anticiper sécheresses et inondations.

"Jusqu'à présent, nous fournissons d'une manière ad hoc l'information sur le climat dans certains secteurs", a observé lundi Michale jarraud, le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), au centre des débats à Genève. "Ce dont nous avons besoin, c'est d'un système officiel dans lequel tout le monde aurait confiance, pour rendre accessibles des informations susceptibles de sauver des vies et de protèger les biens et les économies." AP

tl/v234




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