Rechercher iFrance
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - vendredi 23 mars 2007 à 13h11

L'excès de mortalité lors de la canicule 2003 a dépassé le chiffre de 70.000 morts en Europe, selon une étude



Plus de 70.000 décès supplémentaires se sont produits au cours de l'été 2003, selon une étude européenne rendue publique lors d'un congrès de l'OMS qui se tient jeudi et vendredi à Bonn, annonce l'Inserm dans un communiqué. Cette étude a été menée par six chercheurs issus de quatre pays membres du projet européen CANICULE, coordonné par le démographe Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

"La surmortalité a atteint des niveaux exceptionnels au mois d'août en France, mais la France et l'Italie ont totalisé le même nombre de décès supplémentaires au cours de l'été 2003, 19.490 et 20.089 respectivement", note M. Robine. Il a précisé à l'Associated Press que l'épisode caniculaire de la quinzaine d'août avait été plus mortel en France avec environ 15.000 morts (sur un total estival de 19.000 décès), alors que l'Italie n'a enregistré qu'environ 9.000 morts lors du pic pour un total estival de 20.000.

Bien que des "distorsions majeures" soient survenues dans la distribution des âges au décès, les chercheurs n'ont pas observé d'effets de "moisson", c'est à dire qu'il n'y a pas eu de réduction compensatrice de la mortalité parmi les populations les plus fragiles dans les semaines et mois qui ont suivi la forte mortalité d'août 2003.

Chacun se souvient des 15.000 morts supplémentaires en France causées par la vague de chaleur d'août 2003, mais aucune donnée n'était disponible jusqu'ici à l'échelle européenne. Grâce aux travaux des chercheurs du projet CANICULE, les nombres quotidiens des décès ont été collectés au niveau régional depuis le 1er janvier 1998 dans 16 pays européens. La mortalité estivale a été analysée pour la période de référence 1998-2002 pour établir des seuils de valeurs extrêmes.

Les variations dans la mortalité quotidienne ont donc été examinées en calculant l'écart entre les nombres quotidiens de décès observés en 2003 et au cours de la période de référence. La fréquence des décès a été utilisée pour comparer les pays et les régions. Les membres du projet ont ainsi noté que pendant l'été 2003 "une série d'élévations du niveau de mortalité au-dessus des variations normales attendues, pour l'essentiel passées inaperçues, a entraîné un nombre considérable de victimes à l'échelle européenne surtout des femmes, en plus du surnombre de décès associés à la vague de chaleur du mois d'août". AP

mw/com




Rechercher #iFrance#