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L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Direction générale de la Santé (DGS) recommandent "la plus grande prudence" aux utilisateurs de cigarettes électronique, notamment aux femmes qui allaitent.
Dans un communiqué daté de lundi, l'Afssaps avertit que "cette cigarette en métal qui a l'aspect d'une cigarette et en reproduit les effets est à éviter en raison de la toxicité de certaines substances et de l'absence de données relatives à leur passage dans le lait maternel".
"Depuis quelques mois, l'apparition de cigarettes électroniques suscite un vif intérêt car elles reproduisent la forme et promettent les sensations d'une vraie cigarette. Certaines cigarettes électroniques, qui contiennent ou non de la nicotine, revendiquent le sevrage tabagique et relèvent, à ce titre, de la réglementation du médicament", poursuit l'Afssaps.
La cigarette électronique reproduit la forme et les sensations d'une cigarette classique. Elle est composée d'une batterie, d'un microprocesseur, d'un pulvérisateur et d'une cartouche destinée à être vaporisée et comprenant un liquide pouvant contenir de la nicotine ou des substances aromatiques à base d'additifs alimentaires ou d'arômes artificiels. Lors de l'aspiration, le liquide, mélangé à l'air inspiré, est diffusé sous forme de vapeur, qui reproduit la fumée d'une cigarette et est inhalée par l'utilisateur.
L'Afssaps, qui avertit que "les cigarettes électroniques peuvent contenir des substances chimiques", estime "nécessaire de s'assurer que ces substances n'ont pas d'effets toxiques pour l'organisme, aussi bien chez le consommateur que son entourage".
Une revue des sites de vente disponibles sur Internet, avertit l'Agence, montre que les cigarettes électroniques contiennent généralement du propylène glycol, des arômes incluant des dérivés terpéniques (menthol, linalol) et parfois de la nicotine.
Le propylène glycol est un solvant au pouvoir irritant, qui peut également entraîner des effets neurologiques comparables à l'état d'ébriété tandis que les dérivés terpéniques pourraient avoir une incidence chez les consommateurs présentant des antécédents d'épilepsie.
L'Afssaps procédera à une évaluation de risque approfondie par un groupe d'experts ad hoc incluant des toxicologues, en prenant en considération les compositions, la pureté des substances chimiques, les quantités délivrées et les populations à risques telles que les personnes âgées et les femmes enceintes.
A ce stade, l'Afssaps précise que le statut des cigarettes électroniques dépend de l'objectif poursuivi et des substances contenues dans les cartouches. Dans l'attente de données complémentaires, et alors qu'à ce jour aucun produit de ce type ne dispose d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) ou d'un marquage CE, l'Afssaps et la DGS recommandent la plus grande prudence aux utilisateurs de cigarettes électroniques. AP
fs/com/sb
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