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actu & culture


PARIS - dimanche 25 mars 2007 à 20h37

Sarkozy assume le bilan depuis 2002, mais ferait "les choses autrement"



A la veille de quitter ses fonctions de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a assuré dimanche soir qu'il assumait le bilan de tous les gouvernements depuis cinq ans, mais qu'il ferait "autrement" s'il venait à être élu président de la République.

"Est-ce que j'assume (le bilan)? La réponse est oui. C'est une question d'honnêteté", a précisé le candidat invité du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Est-ce que j'aurais fait exactement pareil?", s'est-il interrogé. "La réponse est non. Vous l'aurez noté, j'ai été ministre des Finances, ministre de l'Intérieur, mais je n'ai pas été président de la République, ni Premier ministre".

"J'assume le bilan, mais je ferais les choses autrement", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Il faut une rupture dans la façon de faire de la politique, c'est là où j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République".

Il a exprimé "son émotion" à quitter ses fonctions auxquelles il était "très attachées". "Je suis le premier candidat à l'élection présidentielle qui par honnêteté, par loyauté abandonne ses fonctions un mois et demi avant l'échéance". Désormais, il se dit prêt à être "candidat à plein temps (...) Mais préoccupations ne seront plus pour partie au ministère de l'Intérieur".

A la veille de son départ, le candidat a tiré une "satisfaction", celle d'avoir fait reculer la délinquance, et un "regret" qui est le référendum perdu de 2003 sur la collectivité territoriale unique en Corse.

Interrogé sur Jacques Chirac et son soutien, il a estimé qu'"en la matière, le président de la République a été irréprochable, il a été digne et sincère". Mais, "ne l'ayant jamais considéré comme mon père, je n'ai pas à faire ce qu'on fait d'habitude à son père"...

Interrogé à nouveau sur l'identité nationale, Nicolas Sarkozy a précisé qu'il n'avait pas "l'intention de laisser à l'extrême droite le monopole de la Nation" et "à l'extrême gauche le monopole de la générosité". "Je m'aperçois qu'il faut des drapeaux partout", a-t-il ironisé en référence aux déclarations de Ségolène Royal. "J'ai juste un petit effort à demander aux nationalistes: s'ils veulent bien me rejoindre sur l'identité nationale, je leur demande d'arrêter avec la repentance".

"Il n'y a pas deux histoires de France", a rappelé le candidat. "Il n'y a qu'une seule histoire de France" et "la France a connu des épreuves" avec "des jours de gloire et des jours de drame" et de citer "le système colonial en Algérie".

Nicolas Sarkozy a répété qu'il liait "les deux thèmes 'immigration' et 'identité nationale'" en expliquant: "Notre système d'immigration est en panne parce que ceux que l'on veut intégrer, on ne leur dit pas ce qu'ils intègrent". "Je ne dis pas que les immigrés qui viennent devront abandonner leur identité. Je dis qu'il y a des choses que nous n'accepterons pas en France", a poursuivi le candidat. AP

gon/mw




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