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Les principaux points du bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur:
SECURITE
L'ensemble des crimes et délits constaté par les services de police et de gendarmerie a baissé de 9,44% depuis 2002, avec 3,72 millions de faits en 2006. Ils avaient augmenté de 16,26% de 1997 à 2001, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Le taux d'élucidation a progressé de huit points, à 34,33%. Mais les violences contre les personnes ont augmenté de 13,9% en cinq ans. C'est le point noir du bilan Sarkozy.
IMMIGRATION
Nicolas Sarkozy affiche à son bilan deux lois de 2003 et 2006 durcissant les conditions d'arrivée et d'installation des étrangers en France, et un effort sans précédent pour augmenter les expulsions d'étrangers sans papiers, multipliées par deux en trois ans (24.000 en 2006).
Le ministre de l'Intérieur a mené une politique de régularisation au cas par cas des sans papiers: 6.926 personnes ayant des enfants scolarisés en France ont été régularisées au titre de sa circulaire du 13 juin 2006, sur 30.000 dossiers déposés.
Nicolas Sarkozy a fermé en décembre 2002 le centre de la Croix-Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais), qui a permis selon lui de "diviser par 20 ou 30" le nombre de clandestins dans la région de Calais, un chiffre contesté par les associations.
L'immigration légale a continué de se développer mais à un rythme moins soutenu, suite à la baisse du nombre de titres de séjour délivrés (-2,57 % en 2005 par rapport à 2004). Cette baisse est la première depuis dix ans.
BANLIEUES
Si les années Sarkozy place Beauvau se sont traduites par une baisse générale de la délinquance, la situation a empiré en banlieue. Selon ses détracteurs, le ministre porte une part de responsabilité dans le déclenchement des émeutes de l'automne 2005, en raison de sa stigmatisation d'une partie des habitants des quartiers. Les termes "racaille" et "Kärcher" employés avant les émeutes sont encore dans toutes les mémoires et empêchent le candidat de se rendre en banlieue. Mais la crise a aussi conforté chez certains la popularité de M. Sarkozy.
ISLAM
Désireux d'en finir avec "l'Islam des caves et des garages", le ministre Sarkozy s'est beaucoup investi pour mettre en place en 2003 le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de la deuxième religion de France. Mais les crises à répétition entre ses différentes composantes n'ont pas encore permis au CFCM d'affirmer son autorité.
CORSE
Nicolas Sarkozy s'est cassé les dents sur le dossier corse, avec le rejet le 6 juillet 2003 par les électeurs insulaires de sa proposition d'évolution institutionnelle. Il avait pourtant enregistré un grand succès avec l'arrestation à l'avant-veille du référendum d'Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Erignac.
SECURITE ROUTIERE
La seule réussite incontestable de Nicolas Sarkozy, qu'il partage il est vrai avec Jacques Chirac et les autres membres du gouvernement. Grâce aux 1.500 radars installés sur les routes, le nombre de tués est passé sous la barre des 5.000 en 2006, contre 7.720 en 2001. AP
egp/mw
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