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Nicolas Sarkozy a profité du Conseil des ministres mercredi pour rappeler ses troupes à l'ordre, soulignant qu'il était "nécessaire d'être solidaire", selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
Le président de la République "a indiqué aux membres du gouvernement qu'il était important, nécessaire d'être solidaire", a rapporté M. Chatel, justifiant l'intervention du chef de l'Etat par les nombreuses divisions affichées ces derniers jours au sein de la majorité.
"Il s'est adressé à l'ensemble de ses ministres, à l'ensemble du gouvernement, en plein accord avec le Premier ministre. La règle de solidarité que le président de la République a évoqué vaut pour tout le monde", a ajouté le ministre de l'Education nationale.
Après avoir reçu mardi matin l'Etat major de l'UMP, parmi lequel le sénateur Jean-Pierre Raffarin, chef de file de la fronde contre la suppression de la taxe professionnelle, Nicolas Sarkozy visait non seulement ses ministres, mais aussi ses conseillers qui se sont exprimés dans la presse et les élus de la majorité, a assuré M. Chatel.
"Nous avons voulu donner davantage de pouvoirs au Parlement, donc nous devons accepter qu'il y ait un débat au Parlement sur les propositions du gouvernement, sur les projets de loi, nous acceptons et nous revendiquons qu'au sein de la majorité il y ait un débat", a analysé le porte-parole du gouvernement.
Revenant sur la suppression de la taxe professionnelle, il a rappelé qu'après le débat "vient le temps des arbitrages" entre exécutif et élus de la majorité. "Il y a un moment où il doit y avoir une solidarité à la fois au sein de l'exécutif et, à partir du moment où il y a eu un accord entre le législatif et l'exécutif, au sein de la majorité", a-t-il insisté.
Le Premier ministre François Fillon avait déjà procédé mardi à un rappel à l'ordre des troupes UMP à l'Assemblée, irrité par les divisions affichées par la majorité sur la taxe professionnelle, le grand emprunt, ou encore la suppression des avantages fiscaux des sportifs, d'après des parlementaires. Au passage, il avait adressé une sévère mise en garde à Rama Yade qui avait ouvertement critiqué la suppression des avantages fiscaux pour les sportifs.
Deux tribunes publiées dimanche et lundi ont créé la zizanie. Dimanche, 24 sénateurs UMP, menés par Jean-Pierre Raffarin, ont exprimé leurs objections sur la réforme de la taxe professionnelle, puis lundi, 63 députés UMP jugeaient les chiffres avancés pour le grand emprunt trop bas. Mardi, c'est le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino, qui critiqué la position du ministre du Budget Eric Woerth, qui jugeait "irréaliste" un grand emprunt de 100 milliards. AP
der/sb
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