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Le secrétaire national du PS Pierre Moscovici a annoncé vendredi qu'il voterait contre la réforme des institutions lors du congrès de Versailles qui s'ouvre lundi, même si ce ne sera "pas sans regrets".
"On n'est plus tout à fait au temps de l'habileté, la décision est prise et on ne va pas en discuter à nouveau", a déclaré sur LCI Pierre Moscovici, rejetant les dernières offres de conciliation formulées par le président Nicolas Sarkozy.
Si ce n'est "pas sans regrets" qu'il votera "non", ce sera néanmoins "de la manière la plus claire, la plus formelle", a prévenu le député du Doubs, car il subsiste dans le texte mis au vote trop de "déséquilibres qui font que sur le fond nous ne pouvons pas adhérer".
Même si "la modification de l'ordre du jour", "la prise en compte du travail fait en commission" ou "l'exception d'inconstitutionnalité" représentent de réelles avancées, "ce qui est renforcé par ce texte, ce sont les pouvoirs de la majorité parlementaire", a déploré le candidat à la direction du PS.
"Le point clé pour moi, c'est la réforme du Sénat parce que je crois qu'il faut modifier profondément l'équilibre de la politique dans ce pays et accepter l'alternance sénatoriale", a indiqué M. Moscovici, qui se dit opposé également au référendum sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne qu'il juge "baroque" et "scandaleux".
Au sujet de la position favorable du Parti radical de gauche, il a évoqué "des discussions qui ne grandissent pas la politique", car "quand on voit l'abaissement du seuil à 15 députés (pour former un groupe parlementaire) on se dit que ce n'est pas arrivé par hasard".
Le secrétaire national du PS a dénoncé "des pratiques qui rappellent les mauvaises heures de la IVe république", ajoutant que l'attitude du PRG constitue "un petit coup de canif dans le contrat entre socialistes et radicaux".
M. Moscovici a critiqué par ailleurs le premier secrétaire du PS François Hollande qui ne lui "a jamais donné l'impression qu'il avait envie que cette réforme passe", même s'il reconnaît que Nicolas Sarkozy s'est montré "extrêmement intolérant" et "a réussi à dégoûter (...) les meilleures volontés socialistes".
"Si il y a échec (..) , le premier responsable ce sera le président de la République parce qu'il n'aura pas cherché le consensus sur ce grand sujet qui aurait pu permettre de rassembler les familles politiques pour avoir un fonctionnement plus démocratique et plus efficace de nos institutions", a assuré M. Moscovici. AP
sm/jp
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