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A quelques jours du congrès sur la réforme des institutions, Jack Lang estime qu'il appartient au président de la République "de prendre une initiative" pour permettre l'adoption du texte mais demande également au parti socialiste de "réfléchir en son âme et conscience".
"Dans la semaine qui s'ouvre, je veux tout faire pour rapprocher les points de vue", a expliqué l'ancien ministre mardi sur France-2. "Je crois qu'il appartient au président de la République de prendre une initiative".
Mais "il appartient aussi au Parti socialiste quel qu'ait été la position prise (...) il y a quelques jours de réfléchir en son âme et conscience", a-t-il souligné. "'Oui ou non, est que c'est une bonne chose d'empêcher des progrès pour la démocratie'? Est-ce qu'il ne faut pas faire prévaloir l'intérêt supérieur du pays sur des considérations purement politiciennes et partisanes?", a-t-il demandé.
Dans une lettre adressée au président de la République et publiée dans "Le Monde" daté de mercredi, l'ancien vice-président du comité Balladur sur la réforme des institutions salue les "avancées indiscutables" du projet mais demande au président "des engagements fermes" pour "lever les derniers obstacles à l'adoption du texte".
Pour lui, la révision de la Constitution "devrait pouvoir être le fruit d'un compromis historique entre les familles de pensée qui composent notre arc-en-ciel politique".
Mais s'il note des "avancées indiscutables" dans le texte, il juge que "les droits de l'opposition ne sont pas encore à ce jour suffisamment garantis dans le projet".
M. Lang réclame notamment "la comptabilisation des expressions politiques du président de la République dans les médias, la fixation d'un temps de parole égal entre majorité et opposition au sein du Parlement pendant les activités de contrôle (notamment pour les questions au gouvernement)".
"La République se grandirait en stabilisant le mode d'élection des conseils régionaux et en garantissant la participation pleine et entière de l'opposition à un redécoupage équitable des circonscriptions législatives et à la désignation pluraliste des députés des Français de l'étranger", avance-t-il également.
Concernant le Sénat, il assure que le mode de scrutin est "digne de l'ancien régime". "Puissiez-vous au cours des prochaines heures entrouvrir une porte à une évolution future de l'élection des sénateurs", lance-t-il au chef de l'Etat. AP
pyr/sm/sb
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