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Les responsables socialistes ont besoin "de beaucoup travailler" et de se respecter plus dans la perspective de leur congrès de novembre à Reims, a estimé dimanche la maire de Lille Martine Aubry.
"Nous avons besoin d'abord de nous remettre au travail (...) mais aussi de retrouver de la convivialité entre nous, du respect entre les uns et les autres", a-t-elle estimé lors Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, à quelques jours du dépôt de sa contribution à l'évolution de la ligne du Parti socialiste.
"Il n'y a parfois pas tout le respect qu'on pourrait espérer" dans le débat socialiste, a-t-elle reconnu, sans préciser sa pensée. Mme Aubry a toutefois exclu que le prochain congrès de novembre tourne au massacre en raison du grand nombre de prétendants au poste de premier secrétaire.
Interrogée sur le regret de Bertrand Delanoë de ne pas avoir pu signer de contribution conjointe avec elle, elle a justifié son choix par la nécessité de mettre "nos idées sur la table". Elle a promis de "discuter avec tout le monde" pour la suite, y compris avec l'ancienne candidate Ségolène Royal, avec laquelle elle affiche toujours des divergences importantes.
"Aujourd'hui, nous avons besoin d'abord d'avoir une ligne claire", a-t-elle répondu aux questions sur la nécessité de désigner un candidat pour la prochaine présidentielle.
Interrogée sur la remise en cause des 35 heures, l'ancienne ministre des Affaires sociales a défendu les fruits de sa réforme sur le plan économique. Elle a proposé "qu'on passe à la durée (du temps de travail) tout au long de la vie", avec des périodes pendant lesquelles "on doit pouvoir travailler plus quand on le souhaite". "Je propose que chaque salarié puisse avoir en rentrant dans la vie active un compte-formation qui lui permette de continuer à se former, avoir une deuxième chance s'il est sorti tôt de l'école", a-t-elle détaillé.
Concernant les cotisations retraites, on doit pouvoir avoir "des années qui peuvent compter avec un coefficient particulier quand on a eu des emplois pénibles ou quand on a travaillé tôt".
Elle s'est aussi prononcée pour des bonifications, par le biais des cotisations sociales, en faveur des entreprises qui emploient beaucoup de seniors. Sur le sujet de l'immigration, elle s'est montrée "favorable à une régularisation importante", sur critères, des sans-papiers présents en France. AP
lp/cov/mw
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