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actu & culture


PARIS - mercredi 04 juin 2008 à 18h44

PS: Royal en appelle à la "discipline de chacun"



Ségolène Royal a appelé mercredi les socialistes à la "discipine" et à "s'abstenir des petites phrases" dans la bataille ouverte pour le congrès de novembre prochain.

"Il faut faire très attention à ne pas se laisser enfermer dans des opérations de congrès alors que cela va mal dans le pays", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes, elle-même candidate déclarée au poste de Premier secrétaire. "Les responsables socialistes ne peuvent pas se permettre de dégrader le débat public par des considérations pas à la hauteur de notre pays".

Lors d'une rencontre avec la presse, Mme Royal s'est refusée à tout commentaire sur les déclarations de ses principaux rivaux Bertrand Delanoë et Martine Aubry. Cette dernière, maire de Lille, avait brocardé dimanche dernier lors du rassemblement des "reconstructeurs" la démocratie participative chère à Mme Royal et son concept d'"ordre juste".

Le week-end précédent, Mme Royal et M. Delanoë s'était affrontés par médias interposés sur la définition du "libéralisme". Dans son livre "De l'audace!", le maire de Paris se proclame "socialiste et libéral", ce qui lui a valu une vive réaction de Ségolène Royal. "Le mot 'libéralisme' est le mot de nos adversaires politiques", a répliqué la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mme Royal, qui a saisi cette occasion pour se repositionner à gauche et déporter son principal adversaire à droite, persiste et signe dans un commentaire publié mardi sur son site Internet. "Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd'hui, c'est le mot d'un capitalisme inquiétant, même lorsqu'il n'est pas accompagné du terme d'ultra", soutient-elle.

Selon elle, "une chose est de 'ne pas jeter l'opprobre' sur le mot", "une autre est d'en faire aujourd'hui son étendard et de se l'approprier au point d'affaiblir le socialisme". "Les libertés politiques et les droits de l'Homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C'est une source de confusion et c'est dangereux", ajoute Mme Royal.

Des voix se sont élevées cette semaine pour s'inquiéter de cette guerre des chefs, dont celle du patron des députés socialistes Jean-Marc Ayrault.

Invité mercredi matin de France-Inter, Bertrand Delanoë s'est lui aussi inquiété d'un débat "extrêmement personnalisé". "Moi, j'essaie de me situer dans ce débat uniquement par des idées", a affirmé le maire de Paris. Alors que personne ne se détache dans la course à la succession de François Hollande, il a estimé avoir "lancé une dynamique" depuis la publication de son livre. AP

egp-lat/mw




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