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actu & culture


LA ROCHELLE - samedi 01 septembre 2007 à 14h11

Michel Rocard optimiste sur les chances du PS de sortir la tête de l'eau



Pas tendre avec le PS depuis sa défaite présidentielle de mai, Michel Rocard s'est montré optimiste samedi sur les chances de son parti de parvenir à élaborer d'ici à "un an, un an et demi" un projet "présentable à l'opinion".

L'ancien Premier ministre était venu participer dans la matinée à un débat intitulé "Où en est la gauche?" à l'Université d'été du PS à la Rochelle. "On a bien travaillé", s'est-il réjoui à l'issue, interrogé par les agences de presse.

Maintenant, "il faut que nous passions à la capacité d'écrire un projet, un objet présentable à l'opinion. Mais je ne suis pas pessimiste sur le fait d'y arriver en un an, un an et demi", a-t-il assuré. Ajoutant: "A condition que le monde journalistique nous fiche la paix sur les problèmes d'hommes pendant ce temps-là. C'est une condition majeure."

"Vous centrez votre intérêt sur des histoires de personnes, et jamais de substance. On va en crever, nous!", a-t-il lancé aux journalistes. "Nous avons maintenant besoin de sérénité pour approfondir ce travail de création intellectuelle".

Un optimisme qui tranche avec les propos peu amènes qu'il avait tenus sur le PS le 25 août dernier. "Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner".

L'ancien Premier ministre, qui a accepté mercredi de faire partie d'un comité constitué par le gouvernement sur le métier d'enseignant, n'a pas répondu aux militants qui l'ont interrogé lors du débat sur l'"ouverture". Le début de son intervention à la tribune a été accueilli par des huées d'une partie de la salle, mais aussi des applaudissements nourris. André, militant socialiste du Rhône, a notamment pris le micro pour demander au PS de "balayer les traîtres qui sont chez nous".

Chargée d'animer le débat, l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu a défendu Michel Rocard. L'"ouverture" est "une manoeuvre" et "ceux qui sont à l'intérieur du gouvernement ne sont plus socialistes", a-t-elle accusé, faisant cependant "une différence importante avec la participation à des groupes de travail". AP

sch/tl




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