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Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a annoncé mardi qu'il prendrait des initiatives en direction du Parti radical, affilié à l'UMP, dans l'espoir de "reconstituer un grand parti du centre".
"Après cette élection, les choses ne sont plus les mêmes", a déclaré M. Baylet à l'issue d'un entretien de 45 minutes avec le président élu Nicolas Sarkozy. "Les poteaux-frontière sont en train de bouger", a-t-il dit.
Jean-Louis Borloo, co-président du Parti radical valoisien, s'est "réjoui" de cet échange, y voyant "le signe d'un possible rassemblement historique entre les deux courants du radicalisme au centre de la vie politique française, qu'il a toujours appelé de ses voeux".
"Je souhaite tout mettre en oeuvre, avec André Rossinot (président du parti radical) et les membres du bureau politique dans un processus démocratique interne aux partis pour réunir ces deux formations autour des valeurs républicaines, humanistes et européennes qui nous rassemblent", a-t-il fait savoir dans un communiqué.
Le PRG a signé un accord électoral et politique avec le Parti socialiste, qui a accepté de réserver 35 circonscriptions aux radicaux de gauche. "Suite à cette déclaration, nous allons rediscuter avec Jean-Michel Baylet pour qu'il précise quelle est son intention", a réagi Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet du premier secrétaire socialiste François Hollande. "On ne pourra pas accepter de flou, il faut être clair avec les électeurs", a-t-il prévenu.
De son côté, l'un des vice-présidents du PRG, Thierry Braillard, maire-adjoint de Lyon, a assuré dans un communiqué que "le PRG est à gauche et non au service de Nicolas Sarkozy", jugeant "inacceptable de pactiser avec les UMP-valoisiens".
De son côté, Jean-Michel Baylet a pris soin de rappeler aux journalistes qu'il avait été "un fervent et loyal supporter de Ségolène Royal" et qu'il restait "un homme de gauche". Mais il a également jugé qu'il "faut reconstituer dans ce pays une force centrale".
Selon lui, les radicaux de droite du Parti radical et ceux du PRG ont "des choses à faire ensemble". "Je vais parler rapidement avec Jean-Louis Borloo", a-t-il annoncé aux journalistes, à qui il a dit qu'il prendrait des "initiatives pour reconstituer un grand parti radical" après les législatives. "C'est la moindre des choses que les radicaux parlent entre eux", a-t-il jugé.
Le président du PRG, issu d'une scission du parti radical, a également expliqué qu'il avait répondu à l'invitation de Nicolas Sarkozy "dans un cadre de respect républicain". Les deux hommes ont évoqué les relations entre la majorité et l'opposition ainsi que les grands dossiers prioritaires de Nicolas Sarkozy. AP
lp/cre/mw/sb/com/
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