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Auteur de la série emblématique "Achille Talon" et de la reprise de "Clifton", le scénariste Bob de Groot relance la saga "Robin", en sommeil depuis neuf ans avec graphiste Turk. Aidés dans leur tâche par les dessinateurs Diaz et Borecki dont le dénominateur commun est de venir de l'atelier Peyo, on retrouve avec joie dans la forêt de "Nottingags" le sympathique bandit de grand chemin Robin Dubois et son vieux copain Fritz le shérif, qu'il détrousse avant de le débaucher à la taverne. Le tome 20 titré "Au bout du rouleau" donne la part belle à Cunégonde, tendre et chère du shérif, dotée surtout du talent d'user sur le crâne de son dissolu mari ses rouleaux à pâtisserie. Héroïne corpulente et belliqueuse, elle ne lui passe rien. Fritz hume un flacon de parfum, le dissimule d'une main dans son dos pour le lui offrir. Cunégonde renifle son homme, se croit bafouée et provoque une scène où le pauvre shérif entre en collision avec un fer à repasser. Les gags s'entrechoquent, les fourberies et ruses aussi, car s'échapper du château jusqu'à la taverne relève pour le shérif de la provocation. Crâneur.
Ed. Lombard (48 pages; 8,70 euros)
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Coté au japon pour ses sagas de fiction, Hajime Yamamura change de style avec la série "Kamunagara" nimbée d'apparitions, drapée de sentiments nobles et auréolée par la fragilité de son héros Kugaya Hitaka. Alliant mystère et action, le récit du tome 7 montre que Kugaya n'est pas un lycéen ordinaire. Sa vie a basculé le jour où une épée a jailli de la paume de sa main alors qu'il était attaqué par un chien. Depuis, il s'est trouvé plongé en pleine folie après avoir croisé Takemi, une fille qui ressemble à celle surgissant dans ses rêves. Dorénavant, ses songes virent aux cauchemars, depuis que des assaillants déferlent dans son cerveau, persuadés que l'adolescent est le dernier descendant du "Clan de l'épée". Leur dessein: effectuer leur retour sur Terre. Pour ce faire, ils emprisonnent l'âme de Kugaya, l'abreuvent de réincarnations et de souvenirs venus d'un autre temps et tentent de s'en servir comme miroir pour provoquer une démence urbaine collective. Menaçant.
Ed. Bamboo/manga -col. "Doki-doki"- (208 pages; 6,95 euros)
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En marge de son succès planétaire pour la série "Hokuto non Ken", le Japonais Tetsuo Hara s'est adjoint le scénariste Keiichiro Ryû, spécialiste de l'époque médiévale pour lancer "Keiji", dont le tome 1 voit le Pays du Soleil levant plongé dans une guerre civile en 1582 après la mort du seigneur Nobugana. Entre en scène le héros Keiji, combattant aguerri, qui capture et dompte un cheval sauvage et immense. Sur cette monture, aux cicatrices égales à celle de son torse couturé au fil des batailles, Keiji entend poursuivre la réunification de son pays selon le souhait de feu Nobugana. A la tête d'une troupe de mercenaires, il anéantit les troupes Hôjô pour se frayer un passage au coeur de la guerre, se heurtant ensuite à Matsuda et ses troupes qu'il balaie. L'histoire nous conduit droit sur les interactions des puissants de ce monde qui hésite à libérer le pays et les âpres batailles où nombre de têtes tomberont. Impitoyable.
Ed. Casterman/manga -col. "Sakka"- (200 pages; 5,95 euros)
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Eugène Lacrymo, star de la série "CRS détresse", subit les épreuves électorales avec morgue et fatalisme face à l'échauffement des esprits. Ainsi le veut Raoul Cauvin, brillant, consacré pour ses dialogues et gags des célèbres hospitalières "Femmes en blanc", du flegmatique croque-mort "Pierre Tombal" et des velléitaires "Tuniques bleues". Il en est de même pour son alter ego Achdé au dessin, dont la reprise avec Laurent Gerra de l'immortel "Lucky Luke" fit mouche. Voilà donc "Des coups dans les urnes", tome 13 du bedonnant CRS. Dire que les exaltés des partis sont agités est bien faible. Les réfractaires de droite les aspergent d'argent, ceux de gauche les contrent à coups de roses, sans oublier les trombes d'encre rouge du PCF, les statuettes de Jeanne d'Arc du FN ou les épis de maïs des écolos. Matraques et baffes, rien n'y fait, Eugène et ses potes, entre plaies et bosses, n'ont aucun répit. Bastonnant.
Ed. Dargaud (48 pages; 8,70 euros)
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Tout un immeuble est en émoi avec le livre à la jaquette percée d'un trou de serrure intitulé "Au feu! au feu!". Une grosse panique que l'on doit à l'illustrateur russe Vladimir Radunsky, auteur d'une dizaine d'ouvrages, et au scénariste Bill Martin Jr qui a publié le remarqué "Sombre nuit de tempête" chez Milan. A travers le trou, sous la poignée de porte, l'alerte est donnée par Madame Meuh, la souris. Les autres, Mesdames Moussa et Mosson s'inquiètent du lieu de l'incendie, tandis que leur congénère Madame Delage s'inquiète des habitants piégés. Madame Gault s'égosille au dernier étage, affolant les habitants. Au secours, crie Madame Balour pendant que Madame Mado réclame de l'eau. On veut voir, passer, casser la porte où l'on distingue un feu rougeoyant. Une grosse panique vaine qui se transforme en fin d'album par une énorme farce. Rythmé! AP
Ed. Albin Michel jeunesse (32 pages; 12,50 euros)
hen/se/mw
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