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actu & culture


PARIS - samedi 31 mars 2007 à 19h01

Des espèces animales ou végétales victimes du changement de climat


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Du plancton aux ours polaires, les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir à l'échelle de la planète: le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) s'apprête à le souligner dans un rapport qui doit être rendu public vendredi prochain.

"Les changements de climat affectent maintenant les systèmes biologiques et physiques sur chaque continent", selon la version préliminaire du rapport sur les impacts du réchauffement, dont une copie a été obtenue par l'Associated Press.

Le groupe de travail II du GIEC, chargé d'étudier les conséquences du réchauffement climatique, se réunit à partir de lundi à Bruxelles pour apporter la touche finale à son rapport. Selon les estimations contenues dans la première version, un tiers des espèces sont appelées à quitter leur habitat actuel ou à disparaître, si le mercure augmente approximativement d'un ou deux degrés Celsius.

En attendant, voici quelques exemples d'espèces qui devraient figurer dans le rapport du GIEC, vus par les bureaux d'Associated Press dans le monde:

Des grenouilles silencieuses

SAN JUAN, Porto Rico (AP) -- De retour dans la forêt pluviale de Porto Rico après cinq ans d'absence, Rafael Joglar n'a pas entendu comme par le passé les appels des grenouilles dans la nuit. A la suite de cette découverte en 1981, le biologiste et son épouse Patricia Burrowes, spécialiste des amphibiens à l'Université de Porto Rico, se sont rendus compte que d'autres populations de grenouilles du genre Eleutherodactylus étaient également mystérieusement absentes.

A la recherche des causes du phénomène, les scientifiques ont fini par se concentrer sur le changement de climat. La température minimale moyenne a augmenté entre 1970 et 2000 d'un degré Celsius, une hausse significative pour les amphibiens sensibles au climat.

A Porto Rico et dans les îles voisines, les experts pensent que trois des 17 espèces connues du genre Eleutherodactylus ont disparu et que sept ou huit sont sur le déclin. AP

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Fragile, sensible, le corail sonne l'alerte

SYDNEY (AP) -- Le monde de la Grande barrière de corail, qui s'étend sur 2.000km au large de la côte nord-est de l'Australie, risque de dépérir. Si les prévisions varient, nombre d'experts estiment, à la lumière des projections concernant la hausse de la température des océans sur les 50 prochaines années, que cette merveille naturelle pourrait perdre la plupart de ses couleurs. Les changements affecteraient des millions de poissons et autres organismes marins dépendant du récif.

La situation serait encore pire pour de nombreux autres récifs à travers le monde, dépourvus des protections contre la pollution et la surpêche qu'offre la Great Barrier Reef World Heritage Area.

D'après les scientifiques, l'élévation des températures des eaux marines sur la planète entraîne le blanchiment des récifs coralliens. Les océans absorbent aussi davantage de dioxyde de carbone, augmentant leur acidité et diminuant la capacité du corail à former des récifs. AP

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Des tiques étendent leur territoire, porteuses de maladies

STOCKHOLM (AP) -- Des tiques ont fait leur apparition dans certaines régions de Suède où le froid glacial de l'hiver rendait auparavant leur survie difficile, voire impossible: ces acariens suceurs de sang, parasites de la peau des mammifères, gagnent le nord le long des côtes du pays, importunant animaux et véhiculant maladies infectieuses.

Le phénomène est probablement lié à "l'effet de serre", observe le professeur Thomas Jaenson, de l'Université d'Uppsala. "Le fait que nous ayons vu des tiques en janvier indique un changement important".

Les cas annuels, répertoriés, de la maladie de Lyme -affection bactérienne transmise à l'homme par des tiques- ont plus que doublé entre la fin des années 1990 (60) et la période 2001-2005 (131). En 2006, 155 cas, dont deux mortels, ont été recensés. Pour Thomas Jaenson, "il est possible que ces gens seraient encore en vie si nous avions eu un climat plus stable". AP

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Trop d'eau, trop peu de glace, l'avenir des ours polaires?

TORONTO (AP) -- Les chasseurs inuit de l'Arctique canadien disent avoir vu des ours polaires se diriger plus au nord, en raison de la réduction de la calotte glaciaire, ou plus au sud, à la recherche de nouvelles sources de nourriture.

S'ils affirment n'avoir pas encore été témoins d'un déclin spectaculaire du nombre de ces mammifères majestueux, les scientifiques s'inquiètent d'une évolution vers une possible extinction de l'ours polaire en 2050 et sa présence dans les seuls zoos, suite au réchauffement des eaux de l'Arctique.

La survie des ours dépend de la glace marine. Ils ont leur progéniture et chassent phoques et morses sur les icebergs. Mais la calotte glaciaire l'été est environ 20% plus petite aujourd'hui qu'en 1978. Et avec la diminution des glaces, ces mammifères sont contraints de chasser et de jeûner pendant de plus longues périodes. AP

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Le changement climatique et le plancton en voie de disparition menacent la morue

LONDRES (AP) -- La surpêche en mer du Nord a considérablement réduit la population de morues au cours des récentes décennies. D'après les scientifiques, ce poisson est aussi menacé par le changement climatique.

Les températures des eaux en mer du Nord ont augmenté d'un demi-degré Celsius au cours des 100 dernières années, un phénomène qui a changé les courants, privant la morue d'une importante source de nourriture, le plancton, selon le scientifique Chris Reid, du Partnership for Observation of the Global Oceans à Plymouth (Angleterre). Pour lui, les émissions de gaz à effet de serre sont la seule explication possible de cette hausse. AP

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La baisse du nombre des dimbs raconte le changement de climat en Afrique

DAKAR, Sénégal (AP) -- Les villageois du nord du Sénégal risquent d'avoir de plus en plus de mal à trouver l'un des ingrédients entrant dans la composition d'un plat de couscous traditionnel: le fruit du Cordyla Pinata, essence connue sous le nom de dimb.

L'arbre, autrefois répandu, a disparu de tous les villages, à l'exception d'une seule localité, dans une région de la taille du Liban, alors que le nord de ce pays d'Afrique occidentale est devenu plus chaud et plus sec en raison d'un changement des précipitations, selon les résultats de recherches. AP

cr/v/sb




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