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"Reporters sans Frontières" a adressé jeudi un courrier au président vénézuélien Hugo Chavez pour critiquer sa décision de ne pas renouveler la licence d'une chaîne de télévision favorable à l'opposition sans soumettre la question à un référendum comme il l'avait envisagé.
Selon l'association de défense de la liberté de la presse, la décision de Hugo Chavez annoncée en décembre de ne pas renouveler la licence de Radio Caracas Television (RCTV) à sa date d'expiration le 28 mai va à l'encontre du "pluralisme éditorial".
Avant sa réélection en décembre, Hugo Chavez avait indiqué qu'il pourrait soumettre cette question au vote de la population par référendum.
"Durant la campagne précédant votre réélection, vous avez suggéré que le renouvellement des fréquences de certaines chaînes, parmi lesquelles RCTV, pourrait être soumis à un référendum. Pourquoi avoir unilatéralement pris la décision de révoquer la licence de la chaîne la plus regardée du pays?", écrit RSF dans sa lettre.
Marcel Granier, un des dirigeants de RCTV, a annoncé lors d'une conférence de presse jeudi que la chaîne avait l'intention de contester la décision du gouvernement devant les tribunaux vénézuéliens et internationaux.
Lors d'un discours devant ses partisans, Hugo Chavez a affirmé que sa décision était irrévocable. "L'Etat a tous les droits, l'autorité, pour prendre cette décision", a-t-il déclaré. "Ils sautent partout, ils crient au scandale, affirment qu'ils vont aller devant les tribunaux internationaux. Qu'ils aillent où ils veulent, la licence prendra fin en mai".
L'Organisation des Etats américains (OEA), l'Eglise catholique et le Comité de protection des journalistes (organisation américaine) ont déjà exigé de Hugo Chavez qu'il revienne sur sa décision. AP
jp/v
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