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Le bilan officiel des affrontements qui ont opposé lundi les forces de sécurité guinéennes à des manifestants exigeant le départ du président Lansana Conté s'est brusquement alourdi jeudi, pour passer à 59 morts, soit plus du double du total précédent, a annoncé le ministère de la Santé.
C'est à Conakry que les affrontements ont été les plus meurtriers avec 44 morts lundi dans la seule capitale, a précisé le Dr Sidiki Diakite, haut responsable du ministère chargé du décompte officiel. Les 15 autres victimes ont été tuées cette même journée dans d'autres régions de ce petit pays d'Afrique occidentale.
Selon les chiffres du ministère, 233 personnes ont en outre été blessées lors de ces affrontements, pour la plupart des civils -manifestants ou passants- touchés par balles.
Aucune membre des forces de sécurité n'a été tué dans ces violences, selon le ministère.
Les manifestations de lundi étaient le point culminant d'une grève générale entamée le 10 janvier, paralysant l'activité économique du pays, avec la fermeture du principal port, des rues désertes et des commerçants fermant leurs boutiques.
Cette grève constituait la menace la plus sérieuse à ce jour au régime de Conté, au pouvoir depuis son coup d'Etat de 1984. Les tensions sont retombées mercredi après l'annonce de la nomination du Premier ministre par le président guinéen. AP
sop/628
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