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Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est inquiété mercredi de ce que le Liban n'ait pas encore donné son accord final pour l'établissement d'un tribunal international qui devra juger les suspects dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Ban Ki-moon a déclaré qu'il évoquera cette question avec les dirigeants libanais lors de la conférence internationale qui se tiendra à Paris le 25 janvier pour lever des fonds pour la reconstruction du Liban, après la guerre qui a opposé cette été Israël à la milice du Hezbollah.
Un accord préliminaire entre le gouvernement libanais et l'ONU prévoit la création d'un tribunal composé d'une majorité de juges internationaux et doté d'un procureur international, situé hors du territoire libanais.
M. Hariri et 22 autres personnes ont perdu la vie dans un attentat contre le convoi de l'ancien Premier ministre dans le centre de Beyrouth, le 14 février 2005. L'assassinat a provoqué d'importantes manifestations contre le régime syrien, considéré par beaucoup comme responsable de l'attentat. Damas a nié ces accusations, mais a été contrainte de retirer ses soldats déployés depuis 29 ans au Liban.
Une nouvelle crise politique au Liban oppose actuellement le gouvernement de Fouad Siniora au Hezbollah pro-syrien et ses alliés, qui ont tenté en novembre d'accroître leur influence au sein de l'exécutif, en vain. Pour établir le tribunal international, l'accord du Parlement est nécessaire, et son président, l'allié du Hezbollah Nabih Berri, a déclaré qu'il ne convoquerait pas de séance tant que la crise actuelle n'est pas résolue. AP
mgh/v113
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