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Le ministre italien des Affaires étrangères Massimo D'Alema a estimé dimanche que les Etats-Unis ne créeraient pas les conditions d'une stratégie convaincante de retrait d'Irak en "accroissant la pression militaire" sur ce pays.
La recherche d'une sortie "ne peut aboutir en accroissant la pression militaire", a-t-il déclaré au cours d'un déplacement à Doha (Qatar), selon l'agence italienne ANSA.
Il a ajouté qu'il avait "la forte impression" que, dans le plan présenté par le président américain George W. Bush, qui prévoit l'envoi de 21.500 hommes supplémentaires en Irak, "l'aspect fondamental continue d'être celui de l'action militaire et de son renforcement, et cet aspect ne nous convainc pas".
Pour le chef de la diplomatie italienne, une porte de sortie serait la création de "forces de police à caractère multiethnique et multireligieux", a poursuivi M. D'Alema. "Ce type de force devrait être capable de prévenir un affrontement de nature ethnique ou religieuse. On ne comprend pas comment tout cela pourrait être empêché par une armée étrangère."
Massimo D'Alema a par ailleurs réfuté tout "anti-américanisme" chez le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. "Nous ne sommes pas anti-américains", a-t-il assuré à la télévision nationale. "Nous sommes les amis des pays arabes puisque l'Italie a toujours été une amie des pays arabes et une amie d'Israël." AP
tl/v
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