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Quelques heures avant d'être pendu, Saddam Hussein a demandé à ses avocats de ne plus faire appel, et accusé les Etats-Unis et l'Iran d'avoir collaboré en vue de son exécution, selon un exemplaire de son testament obtenu par l'Associated Press.
Dans ses dernières volontés, l'ancien maître de Bagdad a donné à son avocat Khalil al-Dulaimi le droit de "décider tout ce qui est lié à moi, excepté de faire appel de la vie de Saddam Hussein auprès de quelque président, roi, arabe ou étranger".
Saddam a dicté ce texte, faxé à l'AP par un autre de ses avocats, à al-Dulaimi au cours d'une dernière réunion à laquelle participaient plusieurs de ses autres avocats, 24 heures avant son exécution à l'aube du 30 décembre. Ni al-Dulaimi ni les autres avocats présents à cette rencontre n'ont pu être joints.
Le dictateur déchu dit penser que "les Américains et les Safavides (les Iraniens, référence à la dynastie perse qui présida à la conversion de la Perse au chiisme, NDLR) sont derrière cette décision" de l'exécuter.
Il demande à être enterré soit à Ouja, le village où il est né, soit à Ramadi, capitale de la province d'Anbar et coeur de l'insurrection sunnite. Mais il dit en laisser la décision finale à sa fille Raghad, exilée en Jordanie.
Dans un entretien accordé au "Sunday Times" de Londres, la cadette de Saddam, Rana, avait également expliqué que son père avait exhorté ses filles à ne pas réclamer qu'il ait la vie sauve.
Avant la réunion qui aura vu la rédaction de ce testament, al-Dulaimi avait cependant, le 28 décembre, exhorté la communauté internationale, la Ligue arabe et l'ONU notamment, à empêcher les Américains de remettre Saddam aux Irakiens pour être exécuté.
Saddam Hussein a effectivement été enterré à Ouja. AP
nc/v
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