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Israël a rapidement démenti dimanche les informations d'un journal britannique, selon lequel des pilotes de l'Etat hébreu s'entraîneraient actuellement en vue de détruire des installations nucléaires en Iran au moyen de bombes nucléaires tactiques.
Les services du Premier ministre israélien Ehoud Olmert ont refusé de répondre sur ces allégations, tout comme l'armée.
En revanche, le porte-parole de la diplomatie de l'Etat hébreu Mark Regev a démenti: Israël "apporte son plein soutien aux actions diplomatiques et à la mise en oeuvre pleine et rapide de la résolution 1737 du Conseil de sécurité (mettant en oeuvre des sanctions contre l'Iran)". "Si la diplomatie réussit, le problème peut être résolu pacifiquement", a-t-il noté. L'Etat hébreu n'a cependant jamais explicitement exclu de viser le programme nucléaire iranien et des menaces implicites ont été lancées à plusieurs reprises.
Citant des sources militaires israéliennes non identifiées, le "Sunday Times" croit savoir que ces plans israéliens, destinés à mettre un point final au programme iranien d'enrichissement d'uranium, impliqueraient des frappes à l'aide de ces bombes atomiques tactiques dites "destructrices de bunkers", sur trois cibles au sud de Téhéran.
Des pilotes israéliens auraient effectué des vols d'entraînement jusqu'à Gibraltar, pour se préparer au long trajet aller-retour de 3.000 km les menant jusqu'à leurs cibles, avance le journal.
Selon le "Sunday Times", les responsables militaires israéliens penseraient que l'Iran est actuellement capable de produire suffisamment d'uranium pour fabriquer une arme nucléaire d'ici deux ans.
En 1981, l'aviation israélienne avait effectué une mission préventive en Irak, y détruisant le réacteur nucléaire d'Osirak. AP
nc/v
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