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L'ancien président irakien Saddam Hussein sera exécuté avant 6h du matin samedi, heure de Bagdad (3hGMT), a-t-on appris vendredi soir auprès d'un haut responsable irakien.
L'heure a été fixée lors d'une réunion entre des responsables américains et irakiens, a-t-on précisé de même source.
L'exécution "aura lieu avant six heures du matin", a précisé ce conseiller du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki sous couvert d'anonymat. "L'accord a été conclu lors d'une rencontre entre des responsables irakiens et américains. Saddam sera remis (aux autorités irakiennes) peu avant l'exécution".
La remise de l'ex-raïs aux autorités irakiennes est censée être l'une des dernières étapes avant son exécution. L'ancien président est sous détention américaine depuis sa capture en décembre 2003.
Une dizaine de témoins qui doivent assister à l'exécution imminente de Saddam Hussein se regroupaient vendredi soir dans la Zone verte fortifiée du centre de Bagdad pour les derniers préparatifs avant la pendaison de l'ancien président irakien. Un imam, des parlementaires, des responsables irakiens et des proches des victimes de l'ancien président doivent notamment assister à la pendaison.
En fin de journée, le juge Munir Haddad avait affirmé que toutes les mesures avaient été prises pour cette pendaison. Il "sera exécuté aujourd'hui ou demain", a déclaré le magistrat de la Cour d'appel qui a confirmé mardi la condamnation à mort de l'ancien raïs pour le massacre de 148 chiites à Doujaïl en 1982.
Nadjib al-Noueimi, un membre de l'équipe légale de l'ex-raïs à Doha, a précisé vendredi soir qu'il avait demandé à s'entretenir avec Saddam Hussein, mais que sa requête avait été rejetée. Selon lui, le président restait sous la garde des autorités américaines pour éviter toute humiliation ou mutilation avant son exécution.
A Washington, les avocats de Saddam Hussein ont déposé un recours devant un tribunal américain pour contester la remise de leur client aux autorités irakiennes. Le recours de 21 pages a été remis vendredi après-midi à juge Colleen Kollar-Kotelly, a précisé une porte-parole d'un tribunal fédéral de Washington.
Pour les conseils de Saddam Hussein, l'ex-raïs faisant l'objet d'une plainte au civil à Washington, il a des droits en tant que prévenu qui pourraient être violés s'il était exécuté. Il n'a pas reçu de notification de ces droits et des conséquences que la plainte pourrait avoir sur ses biens, précisent-ils.
"Pour défendre ces droits, Saddam Hussein demande une injonction judiciaire prévoyant un sursis dans son exécution jusqu'à ce qu'il ait reçu une notification de la cour", écrit l'avocat Nicholas Gilman.
Une requête semblable déposée jeudi par l'ancien chef du Tribunal révolutionnaire irakien, Awad Hamed al-Bandar, a été rejetée. Elle fait actuellement l'objet d'un appel. Il a lui aussi été condamné à mort.
Dans cette affaire, le ministère de la Justice avait expliqué qu'il n'était pas du ressort des tribunaux américains d'interférer dans les procédures judiciaires d'un autre pays. AP
ir/v
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