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Voici les principales réactions à l'exécution imminente de l'ancien président irakien:
- Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry, sur la BBC:
"Je pense qu'il mérite le châtiment, et un châtiment sans équivoque (...) Mais je dirais de lui ce que je dirais de quiconque a commis les crimes les plus horribles dans ce pays: je considère que la peine de mort signifie effectivement qu'il n'y a pas de place pour le changement et le repentir."
- Cardinal Renato Martino, haut prélat chargé des questions de justice au Vatican et ancien nonce apostolique aux Nations unies, dans le quotidien italien "La Repubblica":
L'exécution de Saddam Hussein punit "un crime par un autre crime". "La peine de mort n'est pas une mort naturelle. Et personne ne doit donner la mort, pas même l'Etat."
- Louise Arbour, haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme:
"Il est dans l'intérêt de toutes les franges de la société irakienne, ainsi que de la communauté internationale, de s'assurer qu'une condamnation à mort prévue par la loi irakienne est uniquement appliquée à l'issue d'un processus de procès et d'appel (...) juste, crédible et impartial. Particulièrement dans un cas aussi exceptionnel que celui-ci."
- Jesse Jackson, révérend:
"Cela n'améliorera pas notre autorité morale dans le monde (...) Les atrocités commises par Saddam contre l'humanité ne peuvent être minimisées, mais c'était notre allié lorsqu'il les commettait (...) Le principe 'oeil pour oeil, dent pour dent' nous aveuglera et nous défigurera (...) Saddam en guise de trophée de guerre ne fera qu'aggraver la catastrophe à laquelle nous sommes liés de façon indélébile."
- Romano Prodi, président du Conseil italien:
"L'Italie est contre la peine de mort, et donc, même dans une affaire aussi dramatique que celle de Saddam Hussein, nous continuons à penser que la peine de mort ne doit pas être appliquée."
- José Luis Rodriguez Zapatero, Premier ministre espagnol:
"Tous les dictateurs doivent répondre de leurs actions, tous. Cela ne se produit pas toujours dans l'histoire". Toutefois, "je ne défendrai jamais le principe de la peine de mort, même pour le pire des politiciens".
- Thomas Steg, porte-parole du gouvernement allemand:
L'Allemagne "rejette la peine de mort (...) La peine de mort est, cependant, prévue et rendue possible par la loi irakienne. Rien n'indique que la procédure judiciaire, y compris l'appel, n'a pas été menée en accord avec les procédures légales".
- Per Stig Moeller, ministre danois des Affaires étrangères:
Le Danemark "soutient la mise en place d'une démocratie et d'un système judiciaire indépendant en Irak. Mais nous sommes contre la peine de mort".
- Richard Dicker, de l'organisation Human Rights Watch:
"Appliquer la peine de mort, indéfendable dans tous les cas, est d'autant plus une erreur après une procédure aussi inéquitable." AP
ir/v440/st
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