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Après onze jours d'interruption, le procès pour génocide de Saddam Hussein a repris lundi. Le procureur en chef a directement impliqué l'ancien président irakien dans les attaques chimiques perpétrées contre les Kurdes à la fin des années 80, alors qu'une campagne de répression était menée par les autorités irakiennes contre cette population.
Munqith al-Faroon a présenté au tribunal irakien jugeant Saddam Hussein et six autres anciens membres de son régime quelque 25 documents, dont certaines lettres de la présidence ordonnant à l'armée d'utiliser "des munitions spéciales" -identifiées comme du "gaz moutarde"- pour réprimer la rébellion kurde en 1987. L'ancien président irakien accusait les Kurdes d'avoir aidé l'Iran au cours de la guerre Iran-Irak.
L'accusation estime à 180.000 le nombre de Kurdes tués lors de cette répression, connue sous le nom d'Opération Anfal. Saddam Hussein et ses six co-accusés ont plaidé non-coupables des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité retenues contre eux. Ils risquent tous la peine de mort. AP
pyr/v
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