Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Saddam Hussein a écrit au président du tribunal spécial irakien chargé de le juger pour le massacre d'environ 180.000 Kurdes en 1987 et 1988, expliquant qu'il ne voulait plus participer aux audiences et qu'il se tenait prêt à en subir les conséquences.
Dans un communiqué écrit à la main en arabe dont l'Associated Press a obtenu une copie, l'ancien président irakien affirme être l'objet d'"insultes" régulières par le président du tribunal, Mohammed Oreibi al-Khalifa, et les procureurs.
"Je n'ai pas eu l'occasion de m'exprimer lorsque j'ai tenté de clarifier la vérité en levant ma main trois fois", écrit Saddam Hussein dans cette lettre d'une page datée de lundi. Il ajoute qu'il souhaitait répondre à un accusation selon laquelle il aurait détourné dix milliards de dollars (7,5 milliards d'euros).
Lors de l'audience de lundi, un procureur a demandé à Al-Oreibi de geler la somme en question, affirmant qu'elle "appartenait à l'ancien régime et avait été déposée dans des banques étrangères". "Nous demandons à la cour de mettre la main sur l'argent pour sécuriser les droits des victimes", a ajouté le magistrat. Le président du tribunal n'avait pas répondu et le procès a été ajourné jusqu'à mercredi.
L'authenticité du courrier de Saddam Hussein, adressé par ses avocats, n'a pu être vérifiée dans l'immédiat. "Je suis écoeuré", confie l'ancien président. "Je n'accepterai pas d'être continuellement offensé par vous et d'autres (...) Saddam, qui a enseigné la fierté et la dignité à de nombreuses personnes, refuse d'assister (au procès) et d'être l'objet d'insultes". AP
ir/v577
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|