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Deux jours après avoir été condamné à mort par pendaison dans son premier procès, Saddam Hussein est à nouveau devant les juges pour la poursuite de son procès dans le dossier de la campagne Anfal de 1987-88 qui s'est soldée par le massacre d'environ 180.000 Kurdes. Il encourt aussi la peine de mort.
Saddam Hussein, portant un costume noir avec pochette et une chemise blanche, s'est tranquillement installé sur sa chaise parmi les six autres co-accusés.
Dimanche, l'ex-raïs a été condamné à mort par pendaison pour les crimes contre l'humanité commis en 1982 avec le massacre de 148 chiites à Doujaïl. Le verdict a déclenché manifestations de joie et violences en Irak mais l'ancien dictateur ne sera pas exécuté avant la fin de la procédure d'appel, automatique dans le système judiciaire irakien.
Son demi-frère Barzan Ibrahim, chef des services de renseignement irakiens à l'époque du massacre, et Awad Hamed al-Bandar, ancien chef du tribunal révolutionnaire irakien, sont également condamnés à mort par pendaison. Quatre autres co-accusés ont écopé, pour l'ancien vice-président irakien Taha Yassin Ramadan, de la prison à perpétuité et pour Abdullah Kazim Ruwayyid, Mizhar Abdullah Ruwayyid et Ali Dayih Ali, anciens responsables du parti Baas, de 15 ans d'emprisonnement. Un autre responsable baasiste, Mohammed Azawi Ali, a été acquitté. AP
ma/v221
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