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actu & culture


TAWANG, Inde - samedi 07 novembre 2009 à 05h24

Une visite du dalaï-lama en Inde tend les relations avec la Chine


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Une petite ville au pied de l'Himalaya astique ses monastères pour accueillir le dalaï-lama ce dimanche, un voyage qui éveille les tensions entre la Chine et l'Inde.

Les deux puissances nucléaires aspirent à gouverner la région en termes tant politiques qu'économiques.

Si une répétition de la guerre de 1962 entre les deux géants asiatiques est improbable, la querelle a fait resurgir des bisbilles tenant à la croissance économique indienne et au défi qu'elle va représente pour la domination de la Chine dans leur périphérie.

"Au centre de toutes ces colères, il y a le contexte de l'Inde arriviste, qui tente de rivaliser avec la Chine", estime Brahma Chellaney, un consultant du centre de recherche politique de New Dehli.

Pendant que la population de Tawang attend avec impatience la visite du dirigeant religieux tibétain, la seconde, des moines tendent des bannières et des drapeaux à l'image du dalaï-lama, et lui dressent des arches en ville. Une tente a été plantée pour les pèlerins qui ne vont pas manquer d'affluer dans l'Arunachal Pradesh à cette occasion.

"C'est un événement religieux pour nous. C'est particulièrement de bon auspice d'avoir le dalaï-lama parmi nous" souligne Tulku Rinpoche, qui dirige le vaste monastère de Tawang.

Ce voyage met en furie la Chine, qui contrôle la région voisine du Tibet. "Une fois de plus, cela montre la nature anti-chinoise du dalaï-lama", estime le porte-parole du ministère des affaires étrangères Ma Zhaoxu. Ceci, parce que Pékin revendique également la souveraineté sur l'Arunachal Pradesh depuis un siècle. La Chine conteste le découpage territorial de 1914 effectué par l'anglais McMahon, et occupe une partie du Cachemire revendiquée par l'Inde.

La Chine conteste systématiquement tous les voyages à dimension officielle du dalaï-lama. Mais la pilule est plus amère à Tawang, un des plus grands monastères bouddhistes tibétains du monde, brièvement occupé par l'Armée populaire de libération en 1962.

Le sixième dalaï-lama était né à Tawang au 17e siècle, et Pékin craint que le dirigeant âgé n'annonce l'apparition d'un successeur dans cette zone hors de portée des Chinois. Les autorités chinoises ont concocté leur propre dispositif pour désigner le prochain dalaï-lama.

Les troupes chinoises ont violé la frontière 270 fois l'an dernier et détruit des avant-poste indiens, d'après Chellaney, du centre de recherche politique. Symboliquement, les troupes chinoises s'appliquent à oublier derrière elles des paquets de cigarettes ou des canettes de bière de leur pays marquant leur revendication territoriale de l'autre côté. AP

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