Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le président de facto du Honduras Roberto Micheletti a annoncé jeudi soir la formation d'un gouvernement de réconciliation nationale, prévue dans l'accord de sortie de crise, mais sans ministres du président déchu Manuel Zelaya. Ce dernier a répondu sur Radio Globo que "l'accord était mort".
Mis au point la semaine dernière en présence de diplomates américains, l'accord donnait jusqu'à jeudi minuit pour former un gouvernement d'union nationale regroupant des représentants des deux camps. Un des négociateurs du camp Zelaya, Jorge Reina, a souligné que l'accord avait échoué car le Parlement n'avait pas voté sur un éventuel retour du président déchu au pouvoir avant la date-butoir.
Le document laissait la question de ce retour entre les mains du Congrès et la délégation du président déchu considérait que cette question serait évoquée par les parlementaires jeudi. Le camp Micheletti avait contesté ce point, estimant qu'il n'y avait aucune date-butoir sur l'évocation de ce sujet.
"Nous proclamons l'échec de l'accord, le gouvernement de facto n'ayant pas respecté sa promesse qu'à cette date, le gouvernement national serait mis en place, et que par la loi, il devait être présidé par le président du Honduras Manuel Zelaya", a souligné dans un communiqué lu à la presse Jorge Reina.
Peu avant minuit, Roberto Micheletti avait annoncé lors d'une allocution radiotélévisée la formation d'un gouvernement d'union nationale, même si Zelaya n'avait pas fourni de liste de candidats aux différents portefeuilles ministériels. Selon le président de facto, le cabinet est composé de candidats proposés par des partis politiques et des organisations civiles.
Il a souligné que le gouvernement était "représentatif d'un large spectre idéologique et politique dans notre pays et respecte scrupuleusement l'accord" de la semaine dernière. AP
ir/latam/v203/v232
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|