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Après la chancelière allemande, Angela Merkel, venue à Paris le soir même de son investiture, c'était lundi au tour de son nouveau ministre des Affaires étrangères et principal partenaire de coalition, Guido Westerwelle de venir dans la capitale française pour dire son ambition d'"apporter (s)a contribution personnelle à l'épanouissement de l'amitié franco-allemande".
Le chef du parti libéral FDP, grand vainqueur des élections allemandes, a été reçu par son homologue français, Bernard Kouchner, puis par le Premier ministre François Fillon et le président Nicolas Sarkozy, qui lui a fait l'honneur de le raccompagner sur le perron de l'Elysée et de lui serrer la main devant les caméras.
M. Westerwelle avait pourtant choisi de faire son premier déplacement à la tête de la diplomatie allemande, dès samedi en Pologne, puis de passer lundi par les Pays-Bas et la Belgique avant de venir à Paris. Un choix dont Paris ne semble pas lui avoir tenu rigueur.
"C'était une journée impressionnante pour ma première visite ici à Paris. Je suis bouleversé par la très grande amabilité avec laquelle j'ai été reçu ici", s'est réjoui le jeune ministre, âgé de 47 ans, dans la cour de l'Elysée. "Pour nous, il est totalement évident que l'amitié germano-française ou l'amitié franco-allemande constitue l'un des socles importants et déterminants de l'Union européenne", a-t-il insisté, remerciant les "générations précédentes" pour tout le travail accompli.
"Lorsque la France et l'Allemagne sont du même avis, ce n'est pas seulement bien pour les deux pays, mais c'est important et bien pour un développement positif de l'Europe", a encore ajouté le responsable du FDP (Parti libéral démocrate), ambitieux partenaire d'Angela Merkel.
Le ministre allemand n'a pas voulu confirmer le choix franco-allemand de soutenir le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, dans la course à la présidence européenne. "Il y a peu de décision en Allemagne concernant ces questions de personnes. Il n'y a pas eu de changement de la position allemande par rapport à ce qui avait été dit en marge du Conseil européen de la semaine dernière", a souligné M. Westerwelle. "Mais je n'ai aucun doute par rapport au fait que pour répondre à ce genre de question concernant les personnes il y aura une étroite concertation et coordination entre la France et l'Allemagne auparavant", a-t-il ajouté.
Il s'est enfin réjoui du "très beau geste" que constitue la présence de Nicolas Sarkozy lundi prochain à Berlin pour les célébrations officielles des 20 ans de la chute du Mur. AP
der/sb
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