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actu & culture


NATIONS UNIES - mercredi 28 octobre 2009 à 07h54

Gouvernement et rebelles ivoiriens violent l'embargo sur les armes, selon l'ONU



Le gouvernement et les anciens rebelles ivoiriens ont violé à de multiples reprises l'embargo sur les armes ainsi que l'interdiction d'exporter les diamants, avec l'aide de plusieurs pays, selon un rapport des Nations unies.

Un accord de paix a mis fin en 2007 à la guerre civile dans laquelle était plongé le pays d'Afrique de l'Ouest depuis 2002. Pendant cinq ans, les rebelles ont contrôlé le nord du pays, tandis que le gouvernement régnait sur la partie sud.

Dans un rapport diffusé mardi par le Conseil de sécurité, des experts recommandent au Burkina Faso d'enquêter "sans délai" sur le transfert d'armes et de munitions vers le nord de la Côte d'Ivoire, une situation qui pourrait être liée à un trafic de cacao.

Le Conseil de sécurité a imposé un embargo sur les armes en 2004. L'embargo sur les exportations de diamants date de 2005. Ces sanctions devraient être renouvelées jeudi.

Maintes fois reportée, l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire doit avoir lieu le 29 novembre prochain, mais les autorités électorales craignent un nouveau report, en raison de difficultés dans la préparation du scrutin.

Le rapport observe que "les nombreuses années de polarisation nord-sud en Côte d'Ivoire ont introduit de nouvelles tensions politiques et économiques dans la crise".

Si les risques de conflit ont diminué, les experts constatent que le nord est dirigé par des commandants de l'ancien groupe des Forces nouvelles "qui se disputent, parfois violemment, le contrôle des ressources naturelles et du commerce".

"Si la situation politique venait à se détériorer, menaçant les intérêts économiques de certaines parties, le groupe (d'experts) ne peut exclure la possibilité d'une escalade rapide de la violence armée, en particulier dans le nord", souligne le rapport. "Malgré l'embargo sur les armes, les parties ivoiriennes dans le nord et le sud se réarment ou se rééquipent avec du matériel connexe".

Les experts ont également enquêté sur le commerce illégal de diamants bruts, dénonçant l'absence de contrôles efficaces à la frontière qui permet à ce commerce "de s'étendre au Burkina Faso et au Mali". Le rapport s'inquiète également que les diamants puissent être illégalement exportés via la Guinée et le Liberia. AP

ir/v89/com




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