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actu & culture


LA HAYE, Pays-Bas - mardi 27 octobre 2009 à 16h22

Radovan Karadzic absent au deuxième jour de son procès


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Malgré l'absence, pour la deuxième journée consécutive, de Radovan Karadzic qui boycottait son procès devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), les procureurs ont entamé mardi la lecture de l'acte d'accusation, qui le qualifie de "chef incontesté" des Serbes de Bosnie ayant "rassemblé les forces du nationalisme, de la haine et de la peur au service de sa vision d'une Bosnie ethniquement divisée".

Le président du tribunal O-Gon Kwon a regretté la décision de Karadzic de ne pas assister à son procès, et a évoqué la possibilité pour le tribunal d'imposer un avocat chargé de représenter Karadzic s'il persiste à refuser de comparaître.

Lundi, le procès de Karadzic avait déjà été ajourné en raison de son absence. L'ancien chef serbe estime ne pas avoir eu assez de temps pour préparer sa défense, qu'il compte assurer lui-même.

C'est donc devant sa chaise vide, mais en présence de nombreux survivants du conflit venus en bus depuis la Bosnie, que le procureur Alan Tieger a entamé la lecture de l'acte d'accusation.

Onze chefs d'inculpation pèsent sur Radovan Karadzic, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et deux chefs d'inculpation pour génocide, notamment pour son rôle dans le massacre de l'enclave de Srebrenica et le siège de Sarajevo au cours du conflit bosniaque (1992-1995), le plus sanglant sur le sol européen depuis la Seconde guerre mondiale. Il risque la prison à perpétuité.

Le juge Kwon a prévenu que Karadzic devait accepter les conséquences de son refus, et que trois juges allaient décider de la procédure à suivre pour la semaine prochaine, après que l'accusation aura terminé sa déclaration préliminaire.

Tieger a rappelé les propos de Karadzic avant la guerre, qui menaçait de transformer Sarajevo, la capitale bosniaque, en "chaudron noir dans lequel 300.000 musulmans vont mourir". Et l'accusation fera venir à la barre des témoins qui ont survécu à 44 mois de siège de la ville, pour décrire cette vie quotidienne "dans la peur constante, jour après jour, pendant des années, sachant qu'ils étaient ainsi que leurs proches, des cibles". Et ce notamment pour les "snipers" serbes abattant les civils dans la rue.

Seront également appelés à raconter leur drame des survivants de Srebrenica, des "victimes qui ont survécu miraculeusement en feignant la mort", ou des mères "qui tentèrent en vain de protéger leurs fils d'être emmenés vers les champs de la mort". AP

ljg/v/nc




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