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actu & culture


NATIONS UNIES - mardi 27 octobre 2009 à 01h51

Les prisonniers de Guantanamo doivent être libérés ou jugés civilement, selon un rapporteur de l'ONU



Martin Scheinin, rapporteur des Nations unies sur les droits de l'Homme, a estimé lundi que les prisonniers de Guantanamo devaient être libérés ou alors jugés par des tribunaux civils d'ici le 22 janvier, date fixée par le président Barack Obama pour la fermeture de la prison spéciale américaine.

Lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York, M. Scheinin a déclaré que les prisonniers de Guantanamo ne devaient pas être jugés par des commissions militaires. Ces suspects de terrorisme doivent être traduits devant des tribunaux fédéraux américains ou libérés, aux Etats-Unis ou dans des pays tiers, a-t-il souligné.

"Je dirais que ces personnes présumées très dangereuses, qui ont fait l'objet de méthodes d'interrogatoire susceptibles de rendre les preuves irrecevables devant un tribunal, appartiennent à la catégorie des personnes qui doivent être jugées", a-t-il déclaré. "Ensuite, il doit revenir au système judiciaire d'appliquer la loi".

Barack Obama s'est engagé à fermer la prison spéciale de Guantanamo, à Cuba, d'ici au 22 janvier. La Maison Blanche espère toujours respecter ce calendrier, tout en évoquant des difficultés juridiques qui ralentissent le processus. Les autorités américaines doivent notamment déterminer lesquels des prisonniers peuvent être jugés -devant des tribunaux civils ou des commissions militaires- et lesquels peuvent être libérés, et où.

Lundi, Barack Obama a réaffirmé que Guantanamo serait fermé. "Nous allons fermer Guantanamo. Nous sommes sérieux sur cette question", a-t-il déclaré lors d'une visite à Miami, sans toutefois faire mention de la date du 22 janvier.

Selon Martin Scheinin, professeur de droit finlandais, tous ces obstacles peuvent être surmontés d'ici le 22 janvier, et aucun prisonnier de Guantanamo ne doit être détenu indéfiniment. Environ 220 hommes sont actuellement détenus à Guantanamo, dont 75 ont obtenu le droit d'être libérés. AP

jp/v




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