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actu & culture


VARSOVIE - mercredi 21 octobre 2009 à 18h59

La Pologne prête à participer au nouveau projet de bouclier antimissile américain


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La Pologne est prête à participer au nouveau projet de bouclier antimissile en Europe élaboré par l'administration Obama: le Premier ministre polonais Donald Tusk l'a assuré mercredi au vice-président américain Joe Biden, en visite dans la région pour rassurer les alliés de Washington.

Le mois dernier, le président des Etats-Unis Barack Obama avait enlevé une grosse épine du pied des relations américano-russes en supprimant le plan américain qui prévoyait de placer dix intercepteurs de missiles en Pologne et un radar en République tchèque, destinés à intercepter d'éventuels missiles de longue portée qui auraient été envoyés par des Etats "voyous" comme l'Iran.

Ce grand projet de l'administration Bush avait provoqué la colère de Moscou, et le Kremlin a aussitôt salué la décision de Barack Obama. Mais la Russie attend quand même d'en savoir un peu plus sur le système de défense que Washington compte proposer à la place.

Le nouveau projet a déjà plu à Varsovie: Donald Tusk a salué la proposition américaine d'un bouclier missile moins lourd en Pologne que celui prévu initialement. "Je veux souligner que la Pologne considère (...) la nouvelle configuration pour le bouclier antimissile très intéressante, nécessaire et nous sommes prêts à participer à l'échelle appropriée", a déclaré le chef du gouvernement polonais lors d'une conférence de presse avec le vice-président américain.

Plus haut responsable de l'administration Obama à se rendre en Pologne à ce jour, Joe Biden s'est félicité que Varsovie ait accepté d'accueillir une partie du projet précédent et "que le gouvernement polonais soit d'accord avec nous qu'il existe désormais une meilleure façon (...) avec une nouvelle technologie et une nouvelle information, pour se défendre contre les menaces émergentes de missiles balistiques".

Il a expliqué que cette nouvelle approche permettrait de faire face à la "menace croissante" pesant sur les Etats-Unis et l'Europe. "Elle va y faire face avec une technologie éprouvée qui couvrira davantage de l'Europe, y compris la Pologne, et le fera de façon plus efficace que le système précédent". "Pour faire simple, notre projet anti-missile apporte une meilleure sécurité à l'OTAN et une meilleure sécurité pour la Pologne".

Dans le cadre du nouveau projet, des navires de la marine américaine équipés d'armes anti-missiles, comme le Standard Missile-3 de la marine, formeraient une première ligne de défense dans l'est de Méditerranée. Ils seraient combinés à des systèmes anti-missiles au sol, placés sur la côte en Europe.

Le projet prévoit de se concentrer sur des intercepteurs de courte et moyenne portée pour mieux contrer des menaces attendues en provenance d'Iran. Le Pentagone juge que le missile SM-3 constitue le moyen le plus avancé techniquement et le plus efficace par rapport au coût, pour contrer l'arsenal iranien.

Barack Obama avait expliqué qu'il avait décidé d'annuler le projet Bush car il n'était plus adapté à la menace iranienne. Le projet Bush était développé pour contrer d'éventuels futurs missiles de longue portée, or les Américains estiment que l'Iran se concentre davantage sur le développement de missiles à plus courte portée.

Joe Biden, qui devait rencontrer également le président Lech Kaczynski et des soldats polonais ayant servi dans l'ISAF (Force internationale d'assistance à la sécurité) en Afghanistan, se rendra également en Roumanie jeudi et en République tchèque vendredi, lors de cette visite destinée à rassurer les alliés de Washington dans la région sur le soutien des Etats-Unis. Récemment, certains dirigeants de la région ont manifesté la peur d'être oubliés par Washington dans sa tentative pour renouer les liens avec Moscou. AP

sb/v/nc




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