Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Deux semaines après avoir remporté les législatives anticipées, le nouveau gouvernement socialiste grec a gagné dimanche à minuit la confiance du Parlement, qui a voté le programme présenté par le Premier ministre Georges Papandréou: 160 députés ont voté pour, 140 contre.
Les débats, qui ont duré trois jours, se sont concentrés sur la situation économique de la Grèce, qualifiée d'"explosive" par Georges Papandréou, dont le mandat doit durer quatre ans. Les prévisionnistes parlent d'une contraction "de 1 à 2%" pour 2009, a expliqué le ministre grec des Finances Giorgos Papaconstantinou.
Le déficit budgétaire devrait atteindre au moins 12% du PIB en 2009, soit le double de ce qu'avait envisagé le gouvernement sortant et quatre fois la limite fixée par l'Union européenne. Et la dette publique doit grimper jusqu'à au moins 103% du PIB.
Giorgos Papaconstantinou a précisé que son gouvernement pourrait avoir besoin d'un nouvel emprunt public d'ici à la fin de l'année, rien que pour pouvoir payer les salaires du secteur public et les retraites.
Parallèlement, les socialistes du Pasok ont promis des mesures d'urgence pour soutenir les revenus les plus pauvres, augmenter les retraites des agriculteurs, encourager le secteur éducatif, recruter du personnel médical et investir dans de grands projets d'infrastructures.
Le gouvernement a promis plus de transparence, moins de gaspillages, de corruption et de favoritisme. Il prévoit aussi de se battre contre les évasions fiscales.
Les socialistes ont largement remporté les élections du 4 octobre, avec 43,92% des voix, contre 33,48% pour les conservateurs de Costas Karamanlis, qui étaient au pouvoir depuis plus de cinq ans. AP
on/v426
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|