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actu & culture


NATIONS UNIES - mercredi 14 octobre 2009 à 03h32

L'interdiction du trafic d'organes recherchée en Europe et aux Nations unies



Une nouvelle convention internationale est nécessaire pour lutter contre la trafic d'organes tels que les reins, et d'autres tissus essentiels à la vie, d'après une étude des Nations unies et du Conseil de l'Europe rendue publique mardi.

L'étude appelle les experts internationaux à définir à l'échelon mondial ce qui constitue un "trafic d'organes, de tissus et de cellules".

Carmen Prior, une juriste autrichienne co-auteure de l'étude, estime que la définition devrait figurer dans une convention internationale comprenant des mesures de prévention de ce type de criminalité, des moyens de protéger les donneurs et de poursuivre les trafiquants. Elle vise "particulièrement les intermédiaires et les courtiers en organes, les médecins et les équipes médicales qui participent à de telles activités".

D'après l'étude, le trafic d'êtres humains afin de leur retirer des organes est une petite partie du plus vaste problème du trafic de ces morceaux de corps. Exploiter une personne vivante pour lui retirer un organe est déjà un crime au regard du protocole de l'ONU et de la Convention du Conseil de l'Europe, rappelle Mme Prior, mais il n'existe pas d'instrument juridique de portée universelle contre le trafic des tissus, des cellules et des organes.

Un autre auteur, Arthur Caplan, directeur du département d'éthique médicale de l'université de Pennsylvanie, insiste sur le fait que "la base d'obtention des organes et des tissus destinées aux greffes devrait être l'altruisme volontaire". Les intervenants ne devraient pas agir pour un profit financier. Selon lui, tous les pays devraient empêcher que les organes soient vendus.

La Chine a notamment reconnu cet été que l'essentiel des organes transplantés dans le pays sont retirés sur les corps de condamnés à mort, avant d'annoncer le lancement d'un service national de greffes à base de dons. AP

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