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actu & culture


LONDRES - mercredi 30 septembre 2009 à 17h19

Cinq millions de séropositifs toujours en attente de médicaments, selon l'ONU


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Environ quatre millions de séropositifs bénéficient désormais d'un traitement dans le monde, soit dix fois plus qu'il y a cinq ans, mais cinq millions d'autres sont toujours en attente de médicaments, selon un rapport de l'ONU publié mercredi.

S'ils sont tirés de données encore incomplètes, ces chiffres montrent néanmoins qu'un nombre beaucoup plus important de malades bénéficient désormais de médicaments en Afrique, où le SIDA est très répandu. Ils ont été rendus publics dans le rapport annuel sur le SIDA publié par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).

"Même si certaines des données ne sont pas complètement claires et s'il reste des questions sans réponses, c'est une amélioration spectaculaire", a réagi Daniel Halperin, spécialiste du SIDA à l'Université de Harvard. "Cela montre que tout cet argent investi dans le traitement, cela fait une différence."

En 2008, les autorités sanitaires estimaient que quatre millions de personnes bénéficiaient d'un traitement contre le SIDA dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L'Afrique sub-saharienne a particulièrement bénéficié de cette amélioration, près de trois millions de personnes pouvant désormais suivre un traitement dans cette région du monde.

Au total, quelque 44% des personnes porteuses du VIH en Afrique sub-saharienne ayant besoin de médicaments en bénéficient désormais. "Nous avons investi beaucoup de fonds pour le VIH/SIDA, mais c'est un investissement qui en valait la peine parce que nous avons sauvé des vies", a souligné le Dr Teguest Guerma, directeur du département SIDA à l'OMS.

L'an dernier, la communauté internationale a dépensé près de neuf milliards de dollars (6,1 milliards d'euros) pour le SIDA. Pour chaque dollar dépensé en matière de santé publique, le SIDA en reçoit environ 23%. Cette maladie cause environ 4% des décès sur la planète.

Lors d'une conférence de presse à Johannesburg, le Dr Nono Simelela, patron du Conseil national du SIDA d'Afrique du Sud, a affirmé qu'il avait demandé aux autorités sanitaires de son pays d'élaborer une politique en matière de circoncision. Des études ont montré que des hommes circoncis pouvaient réduire les risques de contracter le VIH de 60%.

L'Afrique du Sud est le pays où il y a le plus de cas de VIH dans le monde, environ 5,5 millions de personnes. Quelque 700.000 Sud-Africains bénéficient d'un traitement, selon le Dr Simelela. AP

pyr/v119/tl




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