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actu & culture


NATIONS UNIES - mercredi 23 septembre 2009 à 19h14

Barack Obama: l'Amérique ne peut agir seule pour relever les défis de la planète


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Barack Obama a appelé mercredi à une "nouvelle ère" de coopération multilatérale lors de sa première intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU en tant que président. Exhortant chaque pays à assumer sa "part de responsabilité" dans la recherche de la paix et de la prospérité, le chef de la Maison Blanche a observé que les Etats-Unis ne pouvaient relever seuls les défis de la planète.

Cette première journée de débat général de la 64e Assemblée générale de l'ONU a également été marquée par la toute première et fort longue prestation à la tribune du dirigeant libyen Moammar Kadhafi, avant, notamment, les discours de Nicolas Sarkozy et de Mahmoud Ahmadinejad.

"C'est maintenant ou jamais. Il est temps de restaurer l'unité des Nations unies. Leur unité de but, leur unité d'action", avait lancé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en ouverture. Alors que de "nombreuses crises; alimentation, énergie, récession, pandémie grippale" frappent "toutes en même temps, le monde attend de nous des réponses", avait-il ajouté, jugeant que le moment était "venu de redonner vigueur au multilatéralisme", pour s'attaquer à la menace de changements climatiques catastrophiques ou lutter contre la pauvreté.

Une idée partagée par Barack Obama qui, pour son premier discours devant l'ONU depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier, s'est démarqué de l'unilatéralisme de son prédécesseur George W. Bush, et a défendu le bilan de ses premiers mois de présidence.

"Ceux qui reprochaient à l'Amérique d'agir seule" ne "peuvent pas maintenant (...) attendre de l'Amérique qu'elle résolve seule les problèmes du monde", a-t-il dit. "Le temps est venu pour chacun d'entre nous de prendre sa part de responsabilité pour une réponse mondiale à des défis mondiaux".

"Nous appelons toutes les nations à nous rejoindre" pour construire l'avenir, "le temps est venu pour le monde d'avancer dans une nouvelle direction (...) une nouvelle ère" de coopération "fondée sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel", a-t-il souligné, applaudi à plusieurs reprises, notamment lorsqu'il a évoqué les quelques progrès au Proche-Orient, au lendemain sa réunion "constructive" avec l'Israélien Benyamin Nétanyahou et le Palestinien Mahmoud Abbas, appelé à défendre la cause de la paix dans la région, ou les efforts de paix au Darfour (Soudan).

Le président américain a évoqué "quatre piliers" pour renforcer l'avenir: la non-prolifération et le désarmement nucléaires; la promotion de la paix; la préservation de la planète, et une économie mondiale développant des chances de réussite pour chacun.

Evoquant la réunion du G-20 qui s'ouvre jeudi à Pittsburgh, il a notamment plaidé en faveur de réglementations financières renforcées pour prévenir de futures catastrophes économiques et appelé à oeuvrer pour une croissance "durable".

Obama a par ailleurs jugé que l'Iran et la Corée du Nord devront être "tenus responsables" s'ils continuent de poursuivre leur objectif de développement d'armes nucléaires.

Le monde doit "démontrer que le droit international n'est pas une promesse vide et que les traités doivent être appliqués", a-t-il dit. Il a précisé que la porte était ouverte pour discuter du sujet avec l'Iran mais que la patience des Etats-Unis n'était pas illimitée, adoptant la même position vis-à-vis du régime communiste nord-coréen.

Sur l'environnement, le "danger posé le changement climatique ne peut pas être nié" et il est de la "responsabilité" de chaque Etat d'y répondre, a souligné le président américain dont la journée avait débuté par un entretien avec le nouveau Premier ministre japonais Yukio Hatoyama et devait se poursuivre par une rencontre avec son homologue russe Dimitri Medvedev.

Est ensuite monté à la tribune Moammar Kadhafi, qui a critiqué les Nations unies pour n'être pas intervenues ou n'avoir pas empêché une soixantaine de guerres qui ont éclaté dans le monde depuis la naissance de l'organisation en 1945. Saluant le discours inaugural de Barack Obama, le numéro un libyen a raillé l'"inégalité" entre Etats-membres de l'ONU, citant la Charte de l'organisation qui appelle à l'égalité des nations. Dans un long discours d'une heure et 36 minutes, il a appelé à réformer le Conseil de sécurité -en abolissant le droit de veto des cinq membres permanents- ou à élargir l'instance à d'autres pays pour la rendre plus représentative. "On ne devrait pas l'appeler le Conseil de sécurité" mais "le 'Conseil de terreur'", a-t-il lancé. AP

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