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actu & culture


NEW YORK - mercredi 23 septembre 2009 à 07h48

Le président iranien dit regretter la mort de manifestants dans son pays



Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a indiqué mardi soir qu'il regrettait que des manifestants aient été tués dans les violences qui ont suivi la présidentielle du 12 juin.

Toutefois, il nie que son gouvernement aient une responsabilité dans ces décès, dans cette interview donnée à l'Associated Press à son hôtel. "Tout cela est regrettable. Et le gouvernement n'a joué aucun rôle dans ces événements", a souligné Ahmadinejad, rappelé qu'il a ordonné l'ouverture d'une enquête sur ces violences.

"Ceux qui sont morts n'étaient pas en faute" a t-il déclaré. Il rejette la cause de leur mort sur les chefs de l'opposition iranienne et les dirigeants européens et américains qui ont jeté de l'huile sur le feu, attisant ces violences.

La répression des manifestations contestant les résultats et sa victoire a fait au moins 72 morts, selon l'opposition alors que le bilan officiel ne fait état que de 36 tués.

S'exprimant en marge de l'Assemblée générale des Nations unies où il interviendra ce mercredi, tout comme le président américain Barack Obama, Mahmoud Ahmadinejad s'est dit d'autre part prêt à négocier sur le nucléaire avec les Etats-Unis et les cinq autres pays concernés. Mais pas de limitations à son programme nucléaire, puisque affirme-t-il, il ne vise pas à produire des armes nucléaires.

Il a appelé Obama à voir l'Iran comme un ami potentiel des Etats-Unis. "J'ai entendu M. Obama dire que l'Iran était la prochaine menace. L'Iran est une chance pour tout le monde", a dit Ahmadinejad.

Le président iranien a refusé par ailleurs de revenir sur ses déclarations sur l'Holocauste, disant simplement qu'il ne voulait pas discuter sur les détails historiques. Il préfère, a-t-il dit, évoquer le sort des Palestiniens qui ont perdu leur terre à la formation de l'Etat d'Israël.

Vendredi dans un discours, Ahmadinejad avait à nouveau émis des doutes sur le génocide juif, s'interrogeant même pour savoir s'il s'agissait d'un "événement réel", considérant cet événement comme un prétexte à la création de l'Etat hébreu. Israël est né "sur une revendication fausse et mythique", avait estimé Ahmadinejad à l'occasion de la journée d'Al-Qods, célébration annuelle destinée à exprimer le soutien du régime des mollahs à la cause palestinienne.

Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou devrait boycotter le discours d'Ahmadinejad à la tribune des Nations unies. AP

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