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actu & culture


NATIONS UNIES - mardi 22 septembre 2009 à 19h27

Climat: Sarkozy propose un sommet des principales économies avant Copenhague


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Nicolas Sarkozy a proposé mardi, à la tribune des Nations unies, qu'un sommet des principales économies se tienne à la mi-novembre pour préparer la réunion de Copenhague, où sera négocié en décembre le traité sur le changement climatique appelé à remplacer le protocole de Kyoto.

"Je propose que les chefs d'Etat des principales économies qui représentent rien moins que 80% des émissions de gaz à effet de serre, nous nous retrouvions à la mi-novembre (...) pour sortir des jeux de rôle, des discours qui ne sont pas suivis d'effets, des jeux diplomatiques, pour mettre sur la table des propositions concrètes", a déclaré le président français à l'occasion de la réunion sur le climat organisée en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Jugeant que "nous sommes aujourd'hui sur la voie de l'échec si nous continuons ainsi", il a ajouté qu'"à 87 jours de Copenhague, nous avons besoin de propositions, d'actions et de responsabilité."

Favorable à une réduction de 50% des émissions mondiales de gaz à effets de serre d'ici à 2050, conformément aux objectifs fixés par le G-8 en juillet dernier, il s'est prononcé pour un effort d'"au moins 80%" pour les pays développés.

"Pour les pays émergents, il faut réduire la croissance de leurs émissions avec l'aide financière et technologique des pays développés", a-t-il ajouté, notant que "d'une façon ou d'une autre, il faudra payer pour les pays les plus vulnérables, ceux d'Afrique et les petits Etats insulaires. Il n'y a pas d'autre choix".

M. Sarkozy a souhaité qu'un "mécanisme efficace" soit mis en place pour aider financièrement les pays émergents et opérer avec eux des transferts de technologie. "Si on ne fait pas ça, les pays émergents ne nous rejoindront pas", a-t-il averti. "Or ils doivent nous rejoindre parce qu'ils sont comptables eux aussi de l'avenir de la planète."

"Soit on y va tous ensemble et nous vous aiderons à financer et nous vous aiderons par des transferts de technologie, soit on n'y va pas, et dans ce cas-là, on sera obligé de créer une taxe carbone aux frontières de l'Europe", a lancé le président français à l'adresse de ces pays, estimant que nul "ne pourra s'exonérer d'efforts" pour sauvegarder la planète.

"Des mots, toujours des mots", a commenté Yanick Jadot, député européen Europe Ecologie, estimant que les chiffres n'étaient "pas à la hauteur". AP

tl/com/cb




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